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	<title>Le blog de Thomas Legrain &#187; formation</title>
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		<title>Comment former davantage d&#8217;entrepreneurs en France ? (24)</title>
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		<pubDate>Sun, 10 Aug 2008 09:17:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas Legrain</dc:creator>
				<category><![CDATA[Enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[Entrepreneuriat]]></category>
		<category><![CDATA[école]]></category>
		<category><![CDATA[formation]]></category>

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		<description><![CDATA[Mesure n°18 : Mobiliser les parents et les associations de parents d’élèves sur l’importance de l’enseignement de l’esprit d’entreprendre. Il serait vain de vouloir développer l’esprit d’entreprendre à l’école si de retour à la maison, les jeunes n’ont pas de message positif sur l’entreprise et l’entrepreneuriat. Or, l’expérience montre que dans certains cas, le frein [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Mesure n°18 : Mobiliser les parents et les associations de parents d’élèves sur l’importance de l’enseignement de l’esprit d’entreprendre.</strong></p>
<p>Il serait vain de vouloir développer l’esprit d’entreprendre à l’école si de retour à la maison, les jeunes n’ont pas de message positif sur l’entreprise et l’<a href="http://www.thomas-legrain.com/category/entrepreneuriat/">entrepreneuriat</a>. Or, l’expérience montre que dans certains cas, le frein au développement d’initiatives pédagogiques originales se situe au niveau du cercle familial.</p>
<p>Il est donc essentiel d’organiser une communication structurée et systématique de toutes les démarches qui sont entreprises au niveau scolaire et extra-scolaire afin de sensibiliser les parents :</p>
<ul>
<li> A l’importance de développer l’esprit d’entreprendre chez leurs enfants,</li>
<li>Au sens des activités qui leur sont proposées,</li>
<li>Aux enjeux que cela représente pour l’épanouissement personnel et professionnel des jeunes.</li>
</ul>
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		<title>Comment former davantage d&#8217;entrepreneurs en France ? (19)</title>
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		<pubDate>Sun, 10 Feb 2008 12:01:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas Legrain</dc:creator>
				<category><![CDATA[Enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[Entrepreneuriat]]></category>
		<category><![CDATA[formation]]></category>
		<category><![CDATA[lycées]]></category>

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		<description><![CDATA[Proposition n°13 : organiser un tour de France de la sensibilisation à l’entrepreneuriat pour les élèves du lycée : L’objectif de ce tour de France est de faire venir à l’entrepreneuriat tous les lycéens qui en France sont porteurs de cette fibre qui ne demande qu’à se développer. Il permettrait de leur expliquer très concrètement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Proposition n°13 : organiser un tour de France de la sensibilisation à l’entrepreneuriat pour les élèves du lycée :</strong></p>
<p>L’objectif de ce tour de France est de faire venir à l’entrepreneuriat tous les lycéens qui en France sont porteurs de cette fibre qui ne demande qu’à se développer. Il permettrait de leur expliquer très concrètement ce qu’est l’esprit d’entreprise, ce qu’est une entreprise, comment ça fonctionne et en quoi chaque français qui le désire peut réaliser ses projets sous cette forme.</p>
<p>Le principe serait que le tour de France soit chaque semaine (hors périodes de vacances scolaires) dans une ville différente, ce qui permettrait de visiter environ 36 villes par an. La mairie de la ville mettrait une salle à disposition.</p>
<p>La matinée (9h-12h) serait consacrée à de l’information :<br />
-	présentation pédagogique et ludique par un animateur chef d’entreprise (avec la projection de vidéos) de ce qu’est une entreprise et de comment ça marche (1h30) ;<br />
-	témoignages concrets et variés de créations d’entreprises et de ce qu’est l’esprit d’entreprise par des entrepreneurs « rôles modèles » (1h) ;<br />
-	remise à chaque jeune d’un livre simple, court, très concret sur l’entrepreneuriat qui rassemble « présentation pédagogique » et « témoignages » de façon détaillée.</p>
<p>L’après-midi (14h-17h) serait consacrée à l’organisation de tables rondes « conseils d’entrepreneurs » :<br />
-	organisation de 20 tables rondes sur le principe : 1 table = 1 chef d’entreprise ;<br />
-	chaque chef d’entreprise accueille à sa table pendant une heure 7 jeunes (qui se seront préalablement inscrits),</p>
<p>A raison de 20 tables de 7 personnes et de 3 heures par jour, c’est un volume de 420 jeunes par jour qui est concerné par cette opération. Déroulé sur 36 semaines, cela représente un total annuel de 15.120 jeunes sensibilisés à cette action.</p>
<p>Le tour de France de la sensibilisation à l’entrepreneuriat serait présenté comme une opération parrainée par le ministère de l’Education nationale. Les établissements scolaires (mais également les parents) devront se mobiliser pour que les élèves participent tous à l’opération.</p>
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		<title>Comment former davantage d&#8217;entrepreneurs en France ? (15)</title>
		<link>http://www.thomas-legrain.com/former-davantage-entrepreneurs-15-225/</link>
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		<pubDate>Sat, 10 Nov 2007 08:34:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas Legrain</dc:creator>
				<category><![CDATA[Enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[Entrepreneuriat]]></category>
		<category><![CDATA[collèges]]></category>
		<category><![CDATA[formation]]></category>

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		<description><![CDATA[Proposition n°9 : mettre en place un projet entreprise ou associatif en classe de 4ème : Ce projet entreprise ou associatif prendrait la forme d’un cours intégré à la pédagogie. Pendant toute l’année scolaire, les élèves, par groupes de l’ordre de cinq personnes, encadrés par un tuteur (cadre d’entreprise, dirigeant de PME, …), réaliseraient une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Proposition n°9 : mettre en place un projet entreprise ou associatif en classe de 4ème :</strong></p>
<p>Ce projet entreprise ou associatif prendrait la forme d’un cours intégré à la pédagogie. Pendant toute l’année scolaire, les élèves, par groupes de l’ordre de cinq personnes, encadrés par un tuteur (cadre d’entreprise, dirigeant de PME, …), réaliseraient une mission d’étude confiée par une entreprise ou une association sur un sujet défini par celle-ci et validé par l’enseignant et le tuteur. Le projet entreprise ou association déboucherait en fin d’année sur un rapport de synthèse et une soutenance publique devant la classe, les parents d’élèves, …</p>
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		<title>Comment former davantage d&#8217;entrepreneurs en France ? (9)</title>
		<link>http://www.thomas-legrain.com/former-davantage-entrepreneurs-9-164/</link>
		<comments>http://www.thomas-legrain.com/former-davantage-entrepreneurs-9-164/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 26 Aug 2007 10:37:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas Legrain</dc:creator>
				<category><![CDATA[Enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[Entrepreneuriat]]></category>
		<category><![CDATA[formation]]></category>

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		<description><![CDATA[Proposition n°4 : mettre en place au sein des Chambres consulaires un dispositif de sensibilisation et de formation visant à accompagner de manière spécifique les étudiants et les jeunes diplômés intéressés par l’entrepreneuriat : Parmi leurs activités, les Chambres consulaires ont un rôle primordial dans le développement des entreprises et des territoires, notamment à travers [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Proposition n°4 : mettre en place au sein des Chambres consulaires un dispositif de sensibilisation et de formation visant à accompagner de manière spécifique les étudiants et les jeunes diplômés intéressés par l’entrepreneuriat :</strong></p>
<p>Parmi leurs activités, les Chambres consulaires ont un rôle primordial dans le développement des entreprises et des territoires, notamment à travers une mission d’accompagnement à la création et la reprise d’entreprises.</p>
<p>Les objectifs poursuivis par ce dispositif d’accompagnement sont les suivants :<br />
-	sensibiliser à la création et à la reprise d’entreprises ;<br />
-	accompagner le futur entrepreneur jusqu’à la création ou la reprise d’une entreprise,<br />
-	faciliter l’accès au conseil, à l’expertise et au financement ;<br />
-	contribuer à donner les meilleures chances de pérennité à la nouvelle entreprise afin qu’elle puisse être créatrice d’emplois et de richesses.</p>
<p>Les Chambres de Commerce et d’Industrie proposent notamment une palette de formations :<br />
-	des formations courtes de 1 à 5 jours. Elles ont été conçues pour acquérir les bases fondamentales de la création et de la reprise d’entreprises ;<br />
-	des formations longues de 6 à 20 jours qui permettent aux créateurs ou repreneurs d’acquérir ou de perfectionner leurs connaissances sur les étapes de la création ou de la reprise ainsi que les fondamentaux du métier de dirigeant. Une mise en application est généralement prévue afin de passer d’une logique de connaissance à une logique de compétences ;<br />
-	des formations longues supérieures à 20 jours. Il s’agit généralement de formations proposant un suivi individualisé dans la validation du projet de création ou dans la mise en œuvre du projet de reprise.</p>
<p><span id="more-164"></span></p>
<p>En s’inspirant des formations qu’elles dispensent déjà avec succès, les Chambres consulaires ont la capacité de mettre en place, en liaison avec les Maisons de l’Entrepreneuriat, un dispositif de sensibilisation et de formation allégé visant à accompagner de manière spécifique les étudiants et les jeunes diplômés intéressés par l’entrepreneuriat. Elles devront prendre soin de bien distinguer deux profils :<br />
-	celui des jeunes peu ou pas diplômés qui n&#8217;ont généralement pas besoin qu&#8217;on les encourage pour entreprendre, mais qui sont à la recherche d’un accompagnement dans leur parcours et dans leurs démarches ;<br />
-	celui des étudiants diplômés de l’enseignement supérieur, à qui il convient de donner le goût d’entreprendre et, préalablement, qu’il faut rassurer face à la probabilité de l’échec, reflet de leur angoisse en termes de projection de carrière.</p>
<p>Au delà des formations à proprement parlé, dans les deux cas, les jeunes auraient besoin d’être coachés ou parrainés par des dirigeants de PME qui ont acquis une expérience en matière d’entrepreneuriat et qui ont envie de la faire partager. Les chambres consulaires sont les acteurs les mieux placés pour organiser cette mise en relation entre les étudiants et les jeunes diplômés d’une part et les dirigeants de PME d’autre part.</p>
<p>Les chambres consulaires sont en contact avec les entrepreneurs au niveau territorial et ces derniers constituent une ressource très utile d’un point de vue pédagogique pour développer l’esprit d’entreprendre (coach de Mini-Entreprises, conférenciers, animateurs d’études de cas, pourvoyeurs de stage, …). Dès lors, les chambres pourraient se fixer comme objectif de mobiliser les entrepreneurs présents sur leur territoire afin de les faire participer aux différentes initiatives liées au développement de l’esprit d’entreprendre. Cette mobilisation coordonnée aurait le mérite de présenter aux entrepreneurs disponibles et motivés pour s’investir dans ce rôle éducatif, une vision globale et cohérente de l’ensemble des actions auxquels ils sont susceptibles de participer. Ceci éviterait une dispersion d’énergie et un manque de visibilité au niveau de toutes les initiatives pour lesquelles les entrepreneurs sont régulièrement sollicités. On peut légitimement penser que leur participation serait sensiblement plus forte et plus régulière.</p>
<p>Remarque : a minima, les chambres consulaires pourraient une fois par an aller à la rencontre des collégiens et des lycéens afin de leur expliquer leurs missions et les services qu’elles proposent.</p>
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		<title>Comment former davantage d&#8217;entrepreneurs en France ? (5)</title>
		<link>http://www.thomas-legrain.com/former-davantage-entrepreneurs-5-147/</link>
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		<pubDate>Mon, 13 Aug 2007 11:45:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas Legrain</dc:creator>
				<category><![CDATA[Enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[Entrepreneuriat]]></category>
		<category><![CDATA[formation]]></category>

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		<description><![CDATA[Proposition n°1 : créer un Conseil National de l’Entrepreneuriat qui regrouperait par tiers des représentants du monde de l’entreprise, des représentants du monde de l’enseignement et des représentants des pouvoirs publics : L’objectif du Conseil National de l’Entrepreneuriat serait avant tout de mettre autour de la table des représentants de trois mondes qui ont peu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Proposition n°1 : créer un Conseil National de l’Entrepreneuriat qui regrouperait par tiers des représentants du monde de l’entreprise, des représentants du monde de l’enseignement et des représentants des pouvoirs publics :</strong></p>
<p>L’objectif du Conseil National de l’Entrepreneuriat serait avant tout de mettre autour de la table des représentants de trois mondes qui ont peu l’occasion de travailler ensemble et qui sont tous amenés à réfléchir et à faire des propositions sur la problématique de l’entrepreneuriat.</p>
<p>Une telle concertation permettrait de sortir du schéma actuel où les acteurs ont tendance à réfléchir de manière cloisonnée, sans prendre le temps de dialoguer entre eux.</p>
<p>Ce conseil pourrait être placé conjointement sous la tutelle du ministère de l’économie, des finances et de l’emploi, du ministère de l’éducation nationale et du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche.</p>
<p>Il aura pour mission d’élaborer une vision et un certain nombre de propositions communes. Il devra également proposer un calendrier de mise en œuvre et évaluer les moyens financiers nécessaires à la mise en place des actions. Il mettra en place un observatoire des bonnes pratiques de formation à l’entrepreneuriat en vue de les diffuser.</p>
<p>Son mode de gouvernance, auquel seront étroitement associés quelques entrepreneurs représentatifs de la réussite française, devra toutefois permettre une autonomie par rapport aux différents ministères de tutelle afin de conférer à cet organe une certaine indépendance d’action et de recommandation ainsi qu’une capacité d’analyse critique de la situation.</p>
<p>Afin qu’il y ait une coordination nationale des actions mises en œuvre, le Conseil National de l’Entrepreneuriat serait le fédérateur et le maître d’ouvrage des propositions suivantes.</p>
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		<title>Comment former davantage d&#8217;entrepreneurs en France ? (4)</title>
		<link>http://www.thomas-legrain.com/former-davantage-entrepreneurs-4-146/</link>
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		<pubDate>Thu, 09 Aug 2007 20:06:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas Legrain</dc:creator>
				<category><![CDATA[Enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[Entrepreneuriat]]></category>
		<category><![CDATA[formation]]></category>

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		<description><![CDATA[Formation et entrepreneuriat sont deux notions qui se combinent depuis assez peu de temps : L’entrepreneurship est né dans les universités américaines dans les années 1950 (1er cours à Harvard en 1947 ; cours de Peter Drucker à la New York University en 1954). Dans les années 1970 les meilleurs étudiants s’orientaient vers l’industrie, dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-340 aligncenter" title="Thomas Legrain, Associé Gérant de TL Conseil" src="http://www.thomas-legrain.com/wp-content/uploads/thomas_legrain_medium_haut.gif" alt="Thomas Legrain, Associé Gérant de TL Conseil" width="200" height="293" /></p>
<p>Formation et entrepreneuriat sont deux notions qui se combinent depuis assez peu de temps :</p>
<p>L’entrepreneurship est né dans les universités américaines dans les années 1950 (1er cours à Harvard en 1947 ; cours de Peter Drucker à la New York University en 1954).</p>
<p>Dans les années 1970 les meilleurs étudiants s’orientaient vers l’industrie, dans les années 1980 ils se sont orientés vers la finance et dans les années 1990, nombreux sont ceux qui se sont mis à créer leur entreprise.</p>
<p>Les premières formations en entrepreneuriat ont vu le jour en France à la fin des années 1970, notamment au sein d’écoles de commerce. HEC a mis en place dès 1978 une formation centrée sur la création d&#8217;entreprises, qui est devenue par la suite HEC Entrepreneurs. L’EM LYON a lancé le Centre des Entrepreneurs et ses premiers programmes de création d&#8217;entreprises en 1984. D&#8217;autres écoles de commerce ont démarré à peu près à la même période. Dans les écoles d&#8217;ingénieurs se trouvent également quelques pionniers qui ont inscrit la formation à la création d&#8217;entreprises dans leurs programmes pédagogiques, bien avant la fin des années 1980. C&#8217;est le cas notamment de l&#8217;Ecole des Mines d&#8217;Ales, de l’Ecole Centrale de Paris et de l&#8217;Ecole Centrale de Lille. L&#8217;Université de Tours a créé, en 1985, un DESS de Gestion des PMI. Celle de Reims a suivi, en 1987, en proposant un DESS de Gestion et Développement des PME. Une dizaine d&#8217;autres DESS centrés sur la gestion des PME et la création d&#8217;entreprises ont ensuite été créés par des universités françaises. Enfin, l&#8217;université Paris Dauphine a développé, en 1989, un certificat d&#8217;entrepreneuriat au niveau de la maîtrise de sciences de gestion. Ce certificat est devenu depuis une filière.</p>
<p><span id="more-146"></span></p>
<p>Pour autant, une lecture parfois rigide et étroite de la réforme LMD par un certain nombre d’experts de l’enseignement supérieur ou de représentants du corps enseignant a récemment conduit à la suppression d’un certain nombre de formations orientées vers l’entrepreneuriat. A titre d’exemple, l’université d’Evry Val d’Essonne proposait il y a encore deux ans un DESS de création d’entreprises et ingénierie entrepreneuriale en partenariat avec l’INT Management. Ce DESS n’a pas survécu à la réforme. L’IUP de gestion PME / PMI a également fermé. Au final, il ne restera au mieux au sein de l’université d’Evry Val d’Essonne (si le dossier est habilité) qu’une licence professionnelle de management des PME / PMI orientée création et reprise d’entreprises. Ce qui se passe dans cette université n’est pas un cas isolé. Le DESS de gestion des entreprises patrimoniales proposé à l’université Paris XI, faculté Jean Monnet (Sceaux) a lui aussi été supprimé, pour ne citer qu’un exemple parmi d’autres.</p>
<p>Une définition concrète de l’éducation à l’entrepreneuriat a été proposée, dans ce contexte, par des représentants de l’éducation nationale et présentée en tant que référence au niveau européen. Elle vise les différents niveaux d’enseignement et précise les objectifs qui devraient normalement être atteints à chacune des étapes de la filière éducative. Un large consensus s’est dégagé quant à l’importance d’inclure deux éléments complémentaires dans cette définition :<br />
-	un concept élargi de l’enseignement des attitudes et compétences entrepreneuriales, qui englobe le développement de certaines qualités personnelles sans être strictement focalisé sur la création d’entreprises (il s’agit du savoir-être);<br />
-	un concept plus spécifique de formation à la création et à la gestion d’une entreprise (il s’agit du savoir et du savoir-faire).</p>
<p>Si la promotion de l’entrepreneuriat auprès des étudiants n’a pas pour objectif de les transformer systématiquement en créateurs d’entreprises, il existe un intérêt réel à promouvoir l’entrepreneuriat auprès des jeunes à travers plusieurs actions :<br />
-	la sensibilisation durant les études secondaires ;<br />
-	la formation à l’entrepreneuriat dans le cadre de l’enseignement supérieur ;<br />
-	la détection de talents et de projets ;<br />
-	l’accompagnement des projets portés par des étudiants.</p>
<p>Ces diverses actions visent avant tout à développer chez les jeunes une culture de l’esprit d’entreprendre qu’ils pourront exprimer de multiples manières.</p>
<p>Au niveau de l’enseignement secondaire (collèges et lycées), les élèves sont très rarement sensibilisés à l’entrepreneuriat et plus généralement au monde de l’entreprise et du travail. Il apparaît prioritaire de diffuser auprès des jeunes une image positive de l’entreprise ; de montrer que les dirigeants de PME et de grandes entreprises sont loin d’une certaine image relayée par les médias dénonçant des patrons voyous et/ou des prédateurs de la finance internationale.</p>
<p>Au niveau de l’enseignement supérieur différentes approches ont été mises en place à ce jour :<br />
-	des séminaires permettant à des groupes d’étudiants de travailler sur une simulation de création d’entreprises ;<br />
-	une spécialisation en entrepreneuriat en fin de cursus ou au titre de la formation continue<br />
-	des filières comprenant plusieurs cours visant à sensibiliser les étudiants à l’entrepreneuriat à travers un mixte d’enseignements théoriques et de dispositifs d’accompagnement pour ceux qui ont un projet de création d’entreprises.</p>
<p>Dans les trois cas, la formation en entrepreneuriat est envisagée avant tout comme l’apprentissage de différents thèmes juridiques, techniques, organisationnels ou encore financiers, sans que les étudiants ne soient vraiment confrontés aux réalités du pilotage de PME ou de la création d’entreprises. Seule la pédagogie HEC Entrepreneurs, spécialisation de fin de cursus, est orientée formation-action.</p>
<p>On constate souvent dans la pratique que les étudiants qui suivent les filières « entrepreneurs » ne franchissent pas vraiment plus que les autres le pas de la création d’entreprises. Ces filières sont bien vues par les recruteurs, notamment les cabinets de conseil en stratégie et les banques d’affaires. Dès lors beaucoup d’étudiants essaient de les intégrer non pas parce qu’ils sont particulièrement intéressés par l’entrepreneuriat mais parce qu’ils les considèrent comme un tremplin pour intégrer certains cabinets de conseils ou certaines banques d’affaires d’origine anglo-saxonne. Ceci fait apparaître le fait qu’au-delà de la mise en place de programmes de formation axés sur l’entrepreneuriat, il est nécessaire de faire évoluer les mentalités et de casser certains a priori sur ce que pourraient être les filières d’excellence pour les diplômés de l’enseignement supérieur.</p>
<p>En ce qui concerne la formation continue, les salariés sont peu sensibilisés à la culture entrepreneuriale en entreprise. Alors que les formations en entrepreneurship sont très développées dans les grands groupes anglo-saxons, elles sont quasiment inexistantes dans les grandes entreprises françaises. Les salariés qui veulent créer ou reprendre une entreprise sont, en règle générale, peu accompagnés. De leur côté, les créateurs d’entreprises qui veulent se former au management d’une PME n’ont que peu de possibilités d’accès à des formations, compte tenu de leurs contraintes d’emploi du temps et de budget.</p>
<p>Si les initiatives qui combinent formation et entrepreneuriat ont tendance à se multiplier, trop rares sont encore les filières d’enseignement qui intègrent des parcours ou des modules entièrement dédiés à la création-reprise, qu’il s’agisse de formation initiale ou continue.<br />
A cet égard, la création d’Advancia, école lancée par la CCIP en 2004, constitue une avancée substantielle dans le paysage de la formation en France : un établissement entièrement dédié à l’entrepreneuriat et aux entrepreneurs combinant formations initiales et continues, formations-action, , incubateur, recherche, club d’entrepreneurs, etc.</p>
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		<title>Les gazelles, moteur de la croissance et de l&#8217;emploi en France</title>
		<link>http://www.thomas-legrain.com/gazelle_croissance_emploi_innovation-44/</link>
		<comments>http://www.thomas-legrain.com/gazelle_croissance_emploi_innovation-44/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 22 Jan 2007 10:22:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas Legrain</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entrepreneuriat]]></category>
		<category><![CDATA[formation]]></category>
		<category><![CDATA[Geoffroy Roux de Bézieux]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Hayat]]></category>

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		<description><![CDATA[Il est urgent de faire cesser la préférence française pour la grande entreprise. Aujourd’hui, l’innovation et la croissance ne sont plus l’apanage des grands groupes, bien au contraire c’est souvent dans un garage que se préparent les révolutions économiques de demain. La force d’un pays moderne c’est de préparer les futurs champions mondiaux de demain. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-329 aligncenter" title="Geoffroy Roux de Bézieux" src="http://www.thomas-legrain.com/wp-content/uploads/geoffroy_roux_bezieux.png" alt="Geoffroy Roux de Bézieux" width="75" height="100" /></p>
<p>Il est urgent de faire cesser la préférence française pour la grande entreprise. Aujourd’hui, l’innovation et la croissance ne sont plus l’apanage des grands groupes, bien au contraire c’est souvent dans un garage que se préparent les révolutions économiques de demain. La force d’un pays moderne c’est de préparer les futurs champions mondiaux de demain.<br />
Un chiffre, un seul, fourni par le rapport Betbèze/Saint-Etienne de 2004 : entre 1993 et 2003, les PME françaises ont créé près d’un million d’emplois. Plus de 50% de ces emplois ont été créés par seulement 5% de ces PME, les fameuses gazelles, qui sont indiscutablement le moteur de la croissance et de l’emploi en France.</p>
<p>Deux mesures concrètes pour aider les PME à se développer :</p>
<p>1- Améliorer les relations entre les grands donneurs d’ordre (l’Etat et les grandes entreprises) et les PME, en particulier sous l’aspect des <strong>délais de paiement</strong>. Chacun sait que le besoin en fonds de roulement est à la fois le plafond de verre de la croissance et la cause numéro un des défaillances en France. Aujourd’hui ce sont les PME qui font la trésorerie de l’Etat et des grands groupes.<br />
2- Revoir les <strong>contrats de travail</strong>. Les gazelles ont besoin de plus de flexibilité que les autres entreprises. Il faut qu’ensemble on arrive à convaincre les français qu’embaucher pour une PME de 50 salariés, c’est beaucoup plus risqué que pour une entreprise du CAC40, de la même façon que les 2735 pages du Code du Travail ne devraient pas s’appliquer de manière quasi-identique aux PME et aux multinationales.</p>
<p>Tout l’enjeu est aujourd’hui de permettre aux nouvelles entreprises de se développer : le gouvernement agit dans cette voie.</p>
<p>En 2005, 231.000 entreprises ont été créées contre 170.000 en 2001. L’engagement pris par le Président de la République d’un million d’entreprises nouvelles sur l’ensemble du quinquennat va être dépassé. Pour autant ces entreprises doivent avoir les moyens de se développer.</p>
<p><span id="more-44"></span></p>
<p>Le gouvernement va dans le bon sens : il a mis en place le 1er janvier 2007 un <strong>statut des entreprises de croissance</strong>. Il concernera les PME de 20 salariés qui ont connu en 2004 et 2005 une croissance d’au moins 15% de leur masse salariale, soit près de 5.000 PME en 2007. <span style="text-decoration: underline;">L’impôt sur le sociétés des entreprises de croissance sera gelé pendant la phase de croissance rapide</span>. Elles pourront ainsi réinvestir dans leur développement les bénéfices liés à la croissance. Les entreprises de croissance pourront <span style="text-decoration: underline;">différer le paiement des cotisations des nouveaux salariés embauchés</span>. Enfin, elles pourront <span style="text-decoration: underline;">embaucher temporairement des cadres des grandes entreprises  ou de la fonction publique grâce à des congés de mise à disposition</span>.</p>
<p>Le gouvernement facilite l’accès au financement pour les entreprises de croissance. L’investissement va être orienté vers les premières étapes du développement des PME, grâce à la mise en place de <strong>France Investissement</strong>. Au total, plus de 3 milliards d’euros seront ainsi mobilisés sur 6 ans au profit des entreprises de croissance. Les <strong>business angels</strong> vont également être soutenus. Aujourd’hui, <span style="text-decoration: underline;">la France n’en compte que 4.000, contre 40.000 en Grande-Bretagne et 400.000 aux Etats-Unis</span>. Or c’est souvent une aide indispensable pour les entreprises en croissance. Pour une jeune entreprise, bénéficier du financement, mais surtout de l’expérience et des conseils d’un actionnaire qui est lui-même entrepreneur, c’est un atout considérable. Le gouvernement a décidé de <span style="text-decoration: underline;">reconduire pour 4 ans le mécanisme de réduction d’impôt de 25% pour tout investissement au capital d’une PME</span>. Il a également décidé de permettre aux investisseurs particuliers qui souhaiteraient se regrouper dans une société anonyme ou une société par action simplifiée de bénéficier de cette mesure. Il a enfin accordé aux sociétés de capital risque constituées par des business angels deux avantages importants : d’une part <span style="text-decoration: underline;">l’éligibilité à des garanties d’OSEO pouvant aller jusqu’à 70% des montants investis </span>; d’autre part <span style="text-decoration: underline;">l’éligibilité à la branche publique de France Investissement</span>.</p>
<p>De nouveaux chantiers doivent être abordés :</p>
<p>Le premier chantier, c’est la <span style="text-decoration: underline;">réduction des délais de paiement</span>. De très nombreuses PME dépendent exclusivement des contrats de sous-traitance qu’elles ont avec les grandes entreprises. Leur trésorerie ne doit pas être fragilisée par des délais de paiement trop longs.</p>
<p>Le second chantier, c’est la <span style="text-decoration: underline;">mobilisation des établissements financiers aux côtés des dirigeants de PME</span>. Les banques tout d’abord. Pour se développer, les PME ont besoin d’un accès simple au crédit. Le Président de la République avait demandé que les banques intègrent dans leur rapport annuel un relevé précis de leurs actions en faveur du financement des entreprises nouvelles. Dès le premier trimestre 2007, des données précises sur les encours des prêts aux petites entreprises de chaque établissement devraient être publiées. A côté des banques, les compagnies d’assurance ont également tout leur rôle à jouer pour financer les entreprises de croissance. Elles se sont engagées à investir 6 milliards d’euros supplémentaires dans les sociétés non cotées en bourse. L’objectif est aujourd’hui quasiment atteint : au 1er semestre 2006, nous en sommes à 5.8 milliards d’euros investis.</p>
<p>Le troisième chantier, c’est la participation. Aujourd’hui les efforts et le travail de beaucoup de salariés de PME ne sont pas suffisamment récompensés. Grâce au projet de loi pour le développement de la <strong>participation </strong>et de <strong>l’actionnariat salarié</strong>, le gouvernement étend la participation à tous :<br />
-	Il donne la possibilité aux entreprises de réaliser des distributions d’actions gratuites qui concerneront l’ensemble des salariés, dans le cadre très simple du Plan Epargne Entreprise.<br />
-	Il lève tous les obstacles à la mise en place de la participation dans les entreprises de moins de 50 salariés : simplification des formalités administratives, augmentation des plafonds fiscaux, facilitation du passage du seuil de 50 salariés en créant des passerelles entre intéressement et participation.</p>
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