Ce blog est un carnet de notes et de réflexions qui a pour objectif de générer des discussions autour de thèmes qui me sont chers et sur lesquels l'équipe de TL Conseil intervient. J'aborde notamment des thématiques comme le lobbying, la communication d'influence, l'intelligence économique ou encore l'innovation et l'entrepreneuriat. Ces sujets font également l'objet de débats dans le cadre du Networking & Business Club. A travers ce blog, je souhaite nourrir, à mon échelle, le dialogue politique en ligne. Je relaie souvent ce que disent les autres, notamment des personnalités issues de la société civile, afin d'établir un lien permanent avec les hommes et les femmes politiques. J'espère que vous trouverez en parcourant mon blog un certain nombre d'idées et de propositions concrètes et innovantes. Je vous invite vivement à participer au débat en laissant des commentaires. Thomas Legrain

  • 20 fév 2007
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A propos de la polémique sur le coût des programmes des candidats à l’élection présidentielle

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Bernard Zimmern, Président de l’iFRAP

Les compteurs de haricots, en Anglais, sont ceux qui considèrent que toute réduction de recette ou toute augmentation de dépense fait basculer le budget public vers le déficit.

C’est le grand sport auquel se livrent les augures qui chiffrent ainsi les promesses des candidats et comparent les « pertes » des programmes de Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, ou François Bayrou.

Mais ces augures oublient deux choses : d’abord que leurs calculs sont dérisoires, et, ensuite, qu’ils sont pour la plupart complètement faux.

Dérisoires ? Quel sens cela a-t-il de dire que les promesses d’un candidat vont coûter 30 ou 40 milliards d’euros alors que le total des prélèvements obligatoires est de l’ordre de 700 milliards et que notre obligation n’est pas d’économiser 10 ou 20 milliards, elle est d’ajouter 300 ou 400 milliards au PIB, 150 à 200 milliards aux recettes de l’Etat en accroissant l’emploi marchand de 5 à 7 millions d’emplois, ce qui est le retard que nous avons pris en 20 ans.

En continuant sur la voie proposée par les compteurs de haricots c’est la garantie de la poursuite indéfinie du chômage, pas le retour au plein emploi.

Car, ce qu’il nous faut, et c’est le deuxième point, c’est de multiplier les réductions d’impôts qui vont faire rentrer plus d’argent dans les caisses du Trésor, parce que précisément, ces réductions d’impôts vont créer plus d’emplois, donc plus de TVA payée, de bénéfices taxables, etc.

Les compteurs de haricots sont ceux qui continuent de s’acharner comme ils l’ont fait depuis des années, avec le succès que l’on connaît, au nom d’une orthodoxie budgétaire complètement dépassée, à surtout ne rien bouger, à plaider la sagesse budgétaire, alors que tous les autres pays, l’Amérique en tête, ont compris qu’en réduisant certains impôts de façon intelligente, les haricots se changeaient en or.


Bernard Zimmern, Président de l’iFRAP

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