Le 11 décembre 2006 à 21:12 / Réflexions diverses

Je me révolte donc nous sommes

Gilles Duval, poète

Je fête le degré zéro du paysage, enfonce des clous de l’aire sans fin, mesure la distance qui se meurt en moi, incapable de faire durer le temps.

Je frôle cette explosion maternelle du sens à produire, arrive ténu dans l’ellipse nulle du devenir.

Nous supportons cet avantage qu’a en nous le clone, brillance du réductible, aphasie de la résonance, terme chuté de la note fraîche et spirituelle.

Nous affirmons l’alibi du croire, quand de cette dynamique infaillible nous exploitons le mouvement de ces sons du soir prémuni que les moments exploitent. Nous sommes des points de révoltes résiduelles, exigeons de l’avenir qu’il se tourne vers l’ensemencement, essai fructueux de cette asepsie qui nous a unis, hors de cette parole inconnue encore, de cette communauté de pensée qui fourmille là ou le reste grave cet avantage de l’être. Nous régnons hors du lit de la faute ou du blanchiment du noir nocturne, nous touchons du doigt cette excroissance héroïque qui a fait nôtre la décharge de nos gènes. Je suis caduc, l’espace tumulte dans l’éloignement de la minute.

Serait-ce cette aube où l’enfant rejoint la mort, ou bien pourrions-nous imaginer l’alternative à nos saccades introverties ?

Théorisons le choix de vivre, multiplions la seconde du rire, finesse de l’à propos, accalmie des après-coup.

Je saigne de ce qui ouvre le corps altéré par la douleur face au monde, reprend le texte et me détruis.

Gilles Duval, poète
Cet article vous a plu ? Partagez le !
  • Digg
  • Scoopeo
  • del.icio.us
  • Facebook
  • Google
  • Wikio
  • blogmarks
  • StumbleUpon
  • TwitThis

Articles en relation

4 commentaires :

  1. tlegrain

    Bravo Gilles pour ce très beau poème. Tu as un vrai talent. Continue à écrire et à nous faire partager tes poèmes.
    Amitiés
    Thomas.

  2. Christophe Dorigne-Thomson

    Notre époque manque tellement de poésie et surtout de poètes. Ou serait-ce plutôt que nous ne les voyons pas car ils ne sont pas “médiatiques”? Bravo donc et merci a Thomas Legrain de rendre visible cette tres belle poésie de Gilles Duval. C’est sans doute la poésie qui contribuera a nous sauver… Cette initiative est en tout point remarquable et contribue a créer les ponts nécessaires entre création économique et création artistique.

    Christophe Dorigne-Thomson

  3. Etienne Ostende

    Il y aurait beaucoup à dire…L’espace poétique est ce lieu où les liens distendus de notre communauté sont à nouer sur le plan de la question du langage, à l’heure de l’unifomatisation des destinées de chacun, dans une société qui n’a plus de repères… Le poétique nous renvoie je le pense à nos interrogations fondamentales et en cela la confrontation avec les sphères de l’entreprise est positive.

  4. Gilles Duval, poète et Cie

    Je viens de comprendre que Thomas Legrain était engagé dans le débat au sein de la cité, ce qui passe par un choix de personne. Je pense que même si nos opinions sur le politique divergent (et pourquoi pas?) il restera l’éditeur (en quelque sorte) de mes poèmes qui demeurent fondmentalement a-politiques. Je crois cependant que tout poème traduit une vision de la société propre à chaque regard…

Laisser un commentaire






image antispam


Adresse de trackback

Article précédent :
Création de l’Association des Etudiants Entrepreneurs de France


Abonnements au blog


Inscription newsletter TL Conseil :

Contact - Mentions légales

Powered by WordPress
Copyright © TL Conseil 2004-2009