Ce blog est un carnet de notes et de réflexions qui a pour objectif de générer des discussions autour de thèmes qui me sont chers et sur lesquels l’équipe de TL Conseil intervient.
J'aborde notamment des thématiques comme le lobbying, la communication d'influence, l'intelligence économique ou encore l'innovation et l'entrepreneuriat. Ces sujets font également l’objet de débats dans le cadre du Networking & Business Club.
A travers ce blog, je souhaite nourrir, à mon échelle, le dialogue politique en ligne.
Je relaie souvent ce que disent les autres, notamment des personnalités issues de la société civile, afin d'établir un lien permanent avec les hommes et les femmes politiques.
J'espère que vous trouverez en parcourant mon blog un certain nombre d'idées et de propositions concrètes et innovantes. Je vous invitevivement à participer au débat en laissant des commentaires.

Catégorie(s) : Economie
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Alors que le modèle anglo-saxon a provoqué des ravages dans les entreprises françaises comme à l’UIC, Alsthom, au Crédit Lyonnais, Gan, MMA, AGF, BERD, CCF, Crédit foncier, UAP, SDBO, IBI, IBSA, EDF, GDF, chez France Télécom, CFD, Moulinex, Elf Gabon, Bull, Thomson etc., il existe un autre modèle européen de management et de stratégie gagnant : le modèle mulhousien, appelé aussi rhénan.
Ce modèle privilégie un capitalisme à visage humain : une direction collégiale qui partage plus les responsabilités, replace le collaborateur au cœur de l’entreprise en n’en faisant pas un exécutant passif car il s’appuie plus sur ses compétences, sur son esprit d’initiative et de proposition et son sens des responsabilités, s’efforce de rassembler afin de favoriser un esprit d’équipe. Donc, un modèle de cogestion où responsables, encadrement, actionnaires sont associés à tous les niveaux de l’entreprise, où la cohésion mentale et organique et une division plus poussée des tâches entre les collaborateurs, assurent une collaboration technique et une gestion très efficace.
En outre, ce modèle généralise la gestion prévisionnelle des ressources humaines et donc les plans de carrière, encourage la promotion interne en donnant plus d’importance à l’expérience et les compétences acquises sur le terrain qu’aux diplômes, s’opposant ainsi au modèle anglo-saxon où les MBA sont une assurance-vie, la mobilité est un critère de dynamisme individuel et d’excellence. Les cadres de ces entreprises atteignent seulement les plus hauts postes qu’après avoir gravi tous les échelons de l’entreprise, afin qu’ils connaissent le métier de l’entreprise et définissent des objectifs réalisables. Ce modèle valorise le savoir-faire par rapport au faire savoir et savoir être du modèle anglo-saxon.
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Jean-François Bernardin, président de l’ACFCI (Assemblée des Chambres Françaises de Commerce et d’industrie), lors d’un récent petit déjeuner du Cercle Coach’Invest faisait part de son inquiétude sur la mauvaise santé de la France, son déclin dans tous les classements internationaux et sur les causes qui, selon lui, expliqueraient ce déclin : manque de culture du travail en France, de l’envie d’entreprendre, de prendre des risques, et recherche obsessionnelle de la sécurité maximum, quitte à se scléroser et à vivre en repli.
Nous évacuerons d’emblée le débat sur les indicateurs. Primo parce qu’on peut faire dire à des indicateurs tout et son contraire, comme l’illustrent bien les classements contradictoires des écoles, des grandes villes ou encore les sondages contradictoires à un même moment sur une même question. Secundo parce que tous les indicateurs ne sont pas en déclin en France, à commencer par la démographie qui est meilleure que partout ailleurs en Europe. Tertio parce qu’un indicateur a une valeur bien relative : l’alpha et l’omega de la mesure de la croissance reposent sur le seul PIB qui mesure tous les échanges marchands y compris (par exemple) l’accroissement des dépenses liées aux accidents de la route qu’on ne peut pas considérer comme un progrès. Quatro et enfin, parce que les politiciens, contraints par leur attachement partisan et prisonniers de leur bagage culturel, détournent et manipulent systématiquement ces indicateurs.
Pour autant, par-delà les indicateurs, Mr Bernardin a raison : plus qu’ailleurs, on sent en France – et en effet de longue date – une certaine morosité, une certaine anxiété, une frilosité, un besoin de sécurité, avec des corporatismes et des bureaucraties (publiques et privées) qui mettent plus de temps à évoluer qu’ailleurs. Serions-nous, comme il l’avance, l’un des derniers pays marxistes ? L’enseignement de l’économie à l’école en serait le témoignage. Mais l’analyse doit être largement nuancée si l’on en juge par la floraison et la profusion toujours plus forte d’information économique et financière à destination des entreprises et du monde des affaires. Au-delà des clivages partisans, ne serions-nous pas plutôt tout simplement un pays plus intellectuel qu’économique ? Ne préférons-nous par rester dans le monde des idées que dans les réalités ? Rien ne nous plaît tant que nos joutes oratoires sur nos systèmes politiques et les débats de société. Nulle part mieux qu’en France ne se sont exprimés les débats d’idées entre socialistes et libéraux, avec toutes leurs sensibilités intermédiaires ou extrêmes. On le constate par exemple avec la francophonie dont la défense repose plus en France sur une démarche intellectuelle, culturelle et politique alors qu’à l’inverse, les Etats-Unis, souvent pris en référence, ont développé « l’anglophonie » par le commerce et l’économie. Attention donc à ne pas se tromper d’ennemi. Oui, l’Etat est bien ancré dans la culture française depuis 1789. Mais nos freins culturels sont trans-courants. De gauche comme de droite, du privé comme du public, la France a du mal à bouger car elle est plus politique qu’économique, elle vit en effet plus sur son passé qu’elle n’a envie de construire un avenir, elle est assez conservatrice et a ses castes instituées, comme le montre par exemple le faible renouvellement du personnel politique dans les Assemblées ou le monopole des hautes fonctions publiques et privées à une poignée de grandes écoles. Arrêtons donc de rester campés sur nos positions idéologiques traditionnelles. Arrêtons de penser que l’école et les syndicats sont les freins au progrès lorsqu’on est patron ou de penser que tous les patrons sont des profiteurs lorsqu’on est travailleur. Nous devons parvenir en France à penser en d’autres termes qu’avec nos a priori négatifs sur les camps supposés opposés.
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« Monsieur Bernardin, si vous étiez Président de la République, quelles mesures prendriez-vous pour stimuler la création d’entreprises ? »
Selon l’intéressé, tout le monde connaît par cœur les mesures à prendre. La vraie question est de savoir pourquoi personne ne les prend …
En réalité, c’est parce que les élus ne cherchent pas à aller dans un autre sens que celui qui leur permettra d’être élu à nouveau. C’est aussi simple que cela !
« Mais pourquoi est-ce comme ça en France et pas ailleurs ? »
Selon Jean-François Bernardin, cela relève d’un problème culturel. Il y a en France une culture qui n’est pas favorable à l’entreprise et qui fait qu’on ne la comprend pas.
Trois raisons peuvent être avancées pour tenter de comprendre ce blocage culturel :
1-La France est un des derniers pays marxistes du monde
Le marxisme c’est « à chacun selon ses besoins ». Or si on lit les programmes politiques, de gauche comme de droite, ils sont tous centrés sur cette idée : tout le monde a le droit à la même chose (en terme de logement, de santé, d’éducation, …), quelle que soit sa position dans la société.
Ce n’est pas sans conséquences dans la mesure où en France, le discours dominant dans l’ensemble de la société est celui de la lutte des classes. Dans tous les autres pays, il y a un large consensus pour considérer que ce qui profite à l’entreprise profite au pays.
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Risques professionnels : un document unique récapitulatif obligatoire
Depuis la loi du 31 décembre 1991, le chef d’entreprise a une obligation générale de sécurité. Cette disposition du code du travail (article L.230-2) se fonde sur les principes généraux de prévention des risques pour la santé et la sécurité des salariés. L’un des principes définis était l’évaluation des risques et la loi prévoyait un décret qui viendrait fixer les modalités d’application. C’est chose faite avec le décret n° 2001-1016 du 5 novembre 2001, mis en application le 5 décembre 2002.
Ce décret implique que tous les chefs d’entreprise, quel que soit le nombre de salariés, devront produire un document unique récapitualtif. Ce document ne se substitue pas aux autres documents obligatoires, n’en est pas une compilation, et doit être remis à jour chaque année.
L’administration ne propose pas de modèle précis, ni de méthode, elle ne donne que des pistes et des exemples.
Un tel document, bien réalisé, témoin d’une politique de prévention et de gestion des risques professionnels réfléchie, peut aboutir sur :
- Une amélioration des conditions de travail,
- Un renforcement de la cohésion sociale,
- Un accroissement des performances de l’entreprise.
Commander le registre unique des résultats de l’évaluation des risques professionnels
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Le risque client : cause d’une défaillance sur quatre
Selon la Banque de France, le délai moyen de paiement clients, tous secteurs confondus, est de 61 jours. Or les conditions de règlement sont de 45 jours en moyenne et on peut donc estimer les retards de paiement à 16 jours. Quand on sait que les créances clients représentent en moyenne un tiers de l’actif d’une entreprise, et qu’en France on évalue à une sur quatre les défaillances d’entreprises générées par les impayés de clients, on comprend l’importance que revêt pour une entreprise la gestion rigoureuse de son poste clients.
Anticiper les risques d’impayés
Pour éviter d’être confrontée à des risques d’impayés, toute entreprise se doit de prendre un certain nombre de mesures préventives :
- Bien connaître ses clients, les risques inhérents à leur activité et leurs habitudes de paiement.
- Rédiger soigneusement les conditions générales de vente et les documents contractuels habituels.
- Encourager une bonne communication entre les interlocuteurs de l’entreprise qui sont aux postes-clés de la relation avec les clients (dirigeants, commerciaux, comptables, …).
- Suivre les entreprises et leur santé financière au moyen d’outils de recherche et de gestion spécialisés qui permettent d’évaluer au mieux leur solvabilité et les risques d’impayés. Ce suivi permet de déterminer les moyens de paiement et la durée de crédit qu’il est raisonnable d’autoriser pour limiter au maximum les risques d’impayés.
Il existe des prestataires spécialisées qui vous donneront accès à de nombreuses informations juridiques et financières actualisées en temps réel, qui vous permettront d’évaluer la solvabilité de vos clients.
Dans un contexte marqué par l’accélération des échanges, une recherche d’interactivité toujours croissante et une dégradation des risques économiques, vous obtiendrez rapidement un avis précis et fiable sur la santé économique de vos clients. Les outils de recherche des prestataires pourront également être utilisés pour évaluer la solidité financière de vos prospects ou de vos fournisseurs.
Gérer le besoin de financement à court terme
Le dirigeant de TPE/PME est parfois confronté :
- A un déséquilibre de sa trésorerie.
- Au souci de payer plus vite ses fournisseurs pour bénéficier d’escomptes.
- A la volonté de faire un geste commercial vis-à-vis d’un client en lui offrant des facilités de paiement.
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Le risque dirigeant : une assurance nécessaire
Une vue générale de l’ampleur de la responsabilité du dirigeant d’une entreprise, qu’il soit un dirigeant de droit ou de fait, suffit pour se convaincre de la nécessité de souscrire une assurance dirigeant. La responsabilité d’un dirigeant peut, en effet, être engagée à tout moment de son mandat, que ce soit lorsque la société est in bonis ou en situation de procédure collective, que ce soit par des tiers ou par la société elle-même.
La responsabilité civile du dirigeant est engagée lorsqu’il a commis une faute civile. De même pour la responsabilité pénale du dirigeant dans le cas d’une faute pénale (exemple : escroquerie, infraction au droit du travail, au droit des procédures collectives, etc).
Sa responsabilité à l’égard de la société est mise en cause à la constatation d’une faute de gestion au moment de la constitution de la société (par exemple, une insuffisance des moyens donnés à la société pour son fonctionnement) ou pendant la gestion (infraction aux dispositions réglementaires, telle la tenue des assemblées) ou même à la cessation de ses fonctions (sa responsabilité est engagée pour des actes qu’il a commis durant le mandat et ce même s’il n’exerce plus la fonction de dirigeant).
De fait, lors d’une procédure collective en cas d’action de comblement de passif, le dirigeant est pleinement responsable. Cela suppose, en effet, qu’une faute de gestion a été commise, l’actif étant insuffisant pour combler le passif de l’entreprise.
Au terme de la procédure collective, le dirigeant peut également être tenu responsable si l’on constate qu’il a commis des actes qui peuvent compromettre la personne morale pour ses intérêts propres. Au final, outre l’action de comblement de passif, il encourt des sanctions personnelles telle que l’interdiction de gérer une entreprise.
Inversement, lorsqu’une entreprise est in bonis, la responsabilité du dirigeant ne peut être engagée par des tiers que s’il a commis une faute séparable de ses fonctions (« intentionnelle, grave et incompatible avec l’exercice de ses fonctions » selon les termes de la loi), qu’il l’ait fait dans son intérêt propre ou dans l’intérêt de la société.
Ainsi, à tout moment, que la société soit en bonne santé ou en procédure collective, le dirigeant peut sans cesse voir sa responsabilité engagée.
Il devient donc nécessaire, ne serait-ce qu’au vu des risques matériels qu’il encourt, de souscrire une assurance dirigeant qui couvre cette responsabilité.
Généralement, l’assurance dirigeant est souscrite, non par le dirigeant lui-même mais par la société. L’avantage est qu’elle garantit également les conjoints, les héritiers, les représentants légaux du dirigeant. Elle assure le dirigeant pour toutes les fautes qu’il a commises dans le cadre de l’exercice de ses fonctions de dirigeant, que ce soit à l’égard de la société ou à l’égard des tiers.
La garantie est souvent délimitée dans l’espace, dans le temps et au niveau du montant. Certaines compagnies d’assurance acceptent de couvrir des réclamations émises de l’étranger. Généralement, la garantie concerne les faits qui se sont passés entre le jour où le contrat prend effet et le jour de son expiration. Certains contrats étendent même la garantie aux faits antérieurs à la date du contrat (sous certaines conditions). L’assureur limite généralement la couverture à un plafond et il fixe un montant minimum à la charge de l’assuré.
Il est à noter que l’assurance dirigeant ne couvre pas les sanctions pénales, qui résultent d’une infraction délibérée à la loi ou de fautes intentionnelles. Par ailleurs, ni l’assurance responsabilité civile et familiale, ni l’assurance responsabilité de l’entreprise ne couvrent la responsabilité dirigeant, d’où la nécessité de souscrire à cette assurance distincte, pour un maximum de sécurité.
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