Ce blog est un carnet de notes et de réflexions sur la France, ses atouts, ses difficultés et ses enjeux. Je l'ai créé pour générer des discussions autour des thèmes qui me sont chers ou qui me semblent importants. Je nourris ainsi à mon échelle le dialogue politique en ligne.
Je relaie souvent ce que disent les autres, notamment des personnalités issues de la société civile, afin d'établir un lien permanent avec les hommes et les femmes politiques.
J'espère que vous trouverez en parcourant mon blog un certain nombre d'idées et de propositions concrètes et innovantes. Je vous invite vivement à participer au débat en laissant des commentaires.

Il existe déjà de nombreux livres, notamment en anglais, sur la dynamique entrepreneuriale dans les grandes organisations (corporate entrepreneurship, corporate venturing ou encore intrapreneurship). Mais la plupart du temps, l’accent est mis sur la dimension stratégique et organisationnelle du phénomène. Les questions abordées portent souvent sur la capacité entrepreneuriale des entreprises envisagées dans leurs différentes facettes (stratégie, culture, processus, valeurs…). Le problème à résoudre est alors de définir avec précision ces paramètres clé puis de les mettre en cohérence pour donner une posture entrepreneuriale à l’entreprise tout entière.
Dans son discours de nouvel an aux “forces vives”, Jacques Chirac a reconnu que les créations d’entreprises manquaient de financement et annoncé la création d’un dispositif destiné à mobiliser 2 milliards en leur faveur. Et l’Elysée a complété en indiquant qu’il s’agissait de mettre en place un dispositif analogue au mécanisme des SBIC aux USA. C’est une bonne nouvelle.

Les statistiques annuelles de l’INSEE et de l’APCE nous rappellent régulièrement que de nombreux individus créent ou reprennent des entreprises par nécessité vitale, pour survivre, s’insérer ou se réinsérer dans un monde social dans lequel on est « jeune de plus en plus vieux et vieux de plus en plus jeune » . En effet, les jeunes qui poursuivent des études jusqu’à l’approche de la trentaine, les « Tanguy » d’Etienne Chatilliez, sont aujourd’hui monnaie courante. Dans le même temps, on a tendance à vieillir prématurément dans les entreprises et les institutions au point qu’il n’est pas rare de connaître des problèmes d’employabilité entre 40 et 45 ans.

Très flatté de la distinction qui m’a été accordée dans le cadre de la “remise des trophées du Nouvel Economiste“, je remercie tout d’abord les organisateurs de cette manifestation. Et tout particulièrement bravo au Nouvel Economiste qui souligne le rôle de l’environnement de l’entrepreneur dans le processus de création d’entreprises.

Le 4 mars 2005, alors que j’étais Vice Président de l’Association des diplômés du groupe ESSEC, je n’ai pu m’empêcher de réagir à un point de vue de Jacques Perrin, paru dans Les Echos, selon lequel les grandes écoles de gestion françaises seraient en train de construire le modèle de demain en forgeant l’originalité du management européen. Mis à part un léger manque de moyens financiers (qu’il conviendrait de faire financer par les régions), les grandes écoles de management françaises incarneraient, selon Jacques Perrin, l’excellence académique européenne en la matière.