Ce blog est un carnet de notes et de réflexions sur la France, ses atouts, ses difficultés et ses enjeux. Je l'ai créé pour générer des discussions autour des thèmes qui me sont chers ou qui me semblent importants. Je nourris ainsi à mon échelle le dialogue politique en ligne.
Je relaie souvent ce que disent les autres, notamment des personnalités issues de la société civile, afin d'établir un lien permanent avec les hommes et les femmes politiques.
J'espère que vous trouverez en parcourant mon blog un certain nombre d'idées et de propositions concrètes et innovantes. Je vous invite vivement à participer au débat en laissant des commentaires.


CroissancePlus, partenaire du projet Gazelles soutenu par le ministère des PME, était présente ce mercredi 7 mars à la grande soirée “Gazelles : les futurs champions de l’économie française” organisée au Musée du Quai Branly. Plusieurs centaines d’entrepreneurs récompensés pour leur croissance et leur dynamisme étaient ce soir là à l’honneur, avec cinq Gazelles particulièrement « distinguées » à cette occasion.
Parmi les lauréats issus de secteurs variés (distribution d’instruments de musique, édition BD, services à la personne, cours de cuisine, moteur d’achats sur Internet), félicitons les deux membres de CroissancePlus, François et Nicolas Bergerault qui ont reçu leur trophée des mains de Geoffroy Roux de Bézieux pour marquer la belle réussite de L’atelier des Chefs, des cours de cuisine à la carte pour tous.
Cette soirée a été l’occasion pour le Ministre Renaud Dutreil de préciser le nouveau Statut de la PME de Croissance, un statut extrêmement avantageux, fruit - disons-le ouvertement - de cinq années de propositions et de collaboration étroites avec CroissancePlus. Le statut PME de Croissance ouvre droit à des bénéfices concrets :
1 - une réduction d’impôt (gèle de tout ou partie de l’augmentation d’IS et d’IFA),
2 - un report d’un an du paiement des cotisations patronales des salariés nouvellement embauchés,
3 - la possibilité de bénéficier du remboursement immédiat du Crédit Impôt Recherche
Et surtout, bonne nouvelle : pas de numerus clausus à l’horizon 2007. C’est donc plus de 4 000 PME qui devraient être concernées par ce nouveau statut.
Alors, lorsqu’on sait que ce sont les unités de moins de 500 salariés qui ont créé près de 1,8 millions d’emplois en France entre 1985 et 2000 ou encore que les Gazelles sont responsables de près de la moitié des emplois créés dans les PME, on mesure mieux l’importance du chantier PME/Gazelles, et de son potentiel de développement.
A l’heure d’une décision majeure pour notre pays, espérons que le prochain gouvernement aura à cœur de poursuivre la route quasiment tracée par le Plan PME qui englobe ce statut de la PME de Croissance. CroissancePlus, véritable «syndicat » de la croissance accélérée, se doit de contribuer à atteindre les trois objectifs fixés par ce Plan. A nous donc de concentrer nos efforts pour :
- contribuer à doubler le nombre des PME de plus de 250 salariés et passer de 5 000 à 10 000 entreprises,
- quadrupler l’effort de Recherche & Développement de ces PME,
- tripler les exportations des PME hors Union Européenne.
Voilà nos objectifs ! Quantifiables, ils sont comme vous le voyez également ambitieux. Notre feuille de route est toute tracée, notre détermination affichée et notre mobilisation réelle : ensemble et avec tous les acteurs de la création d’emplois et de valeurs, faisons tout pour les atteindre. Un mirage ? Certainement pas.
Un foisonnement dense dans la savane économique : un petit pas pour nos Entrepreneurs, UN GRAND SAUT pour nos Gazelles !
Date : 20 mars 2007 | Catégorie(s) : Entrepreneuriat
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55% des français sont favorables à un ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale selon le Sondage réalisé par Internet Opinion Way/Le Figaro/LCI.
Le salaire médiant des français se situe à 1484 euros (ce qui signifie que 50% des français gagnent moins).
En 2006, les entreprises du Cac 40 ont réalisé près de 100 milliards d’euros de bénéfices, soit 10% de plus que l’année dernière alors que la croissance économique du pays affichait 2%. C’est presque deux fois le budget de l’Education Nationale …
12.000 milliards de dollars : c’est la valeur du patrimoine immobilier des américains en 2006 contre 5.000 milliards il y a 10 ans.
20% en 10 ans : c’est l’augmentation de la consommation d’eau douce mondiale. Ce qui représente 5.190 kilomètres cube d’eau par an, soit l’équivalent de tous les icebergs de l’Antarctique en 1955.
Date : 19 mars 2007 | Catégorie(s) : Economie
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Jérôme Hervé, Vice-président au bureau de Paris du Boston Consulting Group a écrit “Croissance, innovation, mode de gestion”, article paru dans l’édition du 9 février 2007 de La Tribune.
Quelles sont ces entreprises qui créent de la valeur ?
Quel est le point commun entre Urban Outfitters, Tractor Supply ou Puma ? Ces sociétés figurent parmi les 10 premières mondiales en termes de création de valeur sur la période 2001-2005.
Avant tout, les champions de la création de valeur ont en commun de connaître des croissances annuelles à 2 chiffres (*). Pas de création de valeur sans croissance ! Sur une période suffisamment longue, les bonnes performances boursières reposent toujours sur la croissance des profits, qui elle-même repose sur la croissance de l’activité. Sur cinq ans, la croissance explique 60 % de la performance des entreprises étudiées (contre 30 % si on se place à un an). Ainsi le fait d’être présent sur des marchés qui sont eux-mêmes en forte croissance stimule la création de valeur.
C’est le cas des sociétés les plus performantes des pays émergents. Alors que l’échantillon est équilibré géographiquement, on trouve parmi les champions 40 % de sociétés en provenance d’Asie ou de pays émergents, 40 % de sociétés américaines et seulement de10 % à 20 % de sociétés européennes. Plus frappant, on retrouve deux catégories dans les vainqueurs de ce palmarès : les très grandes sociétés (entre 20 et 50 milliards de dollars), puis toute une série de sociétés qui valent entre 3 et 5 milliards de dollars, pour la plupart inconnues du grand public, voire de la communauté des affaires. Et pour cause, il y a cinq ans, elles étaient à peine sur l’écran radar.
Connaissez-vous Bajaj Auto, un fabricant indien de deux-roues, qui vaut 4,5 milliards de dollars et qui a rapporté 57 % par an à ses actionnaires au cours des cinq dernières années ? Ou encore Naspers, un groupe de média sud-africain qui investit au Brésil, en Russie et en Afrique, qui vaut 5,6 milliards de dollars et a rapporté 31 % par an à ses actionnaires ? Rappelons que 5 milliards de dollars est la limite inférieure de valorisation au CAC 40.
Pour une grande société européenne, il y a trois manières de croître : aller sur les marchés en croissance pour y vendre des produits et des services, consolider son industrie par croissance externe ou innover. Sur ce dernier levier, notre échantillon montre clairement que l’innovation comme source de création de valeur n’est pas uniquement technologique, loin s’en faut. Si chaque industrie fait émerger des champions qui délivrent une performance annuelle d’au moins 20 % à leurs actionnaires (soit une valeur multipliée par 2,5 sur cinq ans), la liste des 10 entreprises les plus performantes, toutes catégories confondues, en comporte 7 dans des formes innovantes de commerce. La première est Urban Outfitters, une enseigne de mode qui doit sa performance à un concept ” grunge ” innovant et séduisant pour les adolescents américains avides de marques. L’innovation n’emprunte donc pas toujours les sentiers battus, y compris dans les secteurs technologiques. Ebay ou Apple s’appuient sur des innovations technologiques pour créer de la valeur, mais innovent d’abord dans le concept. Le baladeur MP3 d’Apple doit son succès et son avantage compétitif à son ergonomie, tandis qu’Ebay a réinventé le vide-grenier…
En ligne avec les attentes
Au-delà d’une forte croissance et d’un concept innovant, c’est aussi en adoptant des modes de gestion en ligne avec les attentes des investisseurs que les entreprises attirent des capitaux. Les champions de la création de valeur sont capables d’appliquer systématiquement des principes de gestion et de gouvernance de haut niveau : transparence sur les sources de rentabilité, utilisation systématique des indicateurs de création de valeur dans le pilotage et la communication, capacité de verser des dividendes importants quand les opportunités d’investissement ne sont pas suffisamment attractives… Autant de sujets sur lesquels les sociétés européennes doivent être encore plus vertueuses si elles veulent redevenir championnes de création de valeur.
La pharmacie, un exemple instructif
Qui sont les 10 plus belles créations de valeur dans le secteur de la pharmacie ? Huit américaines, une seule européenne et une israélienne. Toutes ont trouvé des marchés en croissance. Les grandes biotechs comme Gilead ou Celgene d’abord. Teva, le fabricant israélien qui tire sa croissance de celle des génériques. Boston Scientific et St Jude Medical, des fabricants de matériel médical. Endo Pharmaceutical, spécialisé dans le traitement de la douleur, Edwards Lifesciences dans les valves cardiaques ou Orion le finlandais diversifié sont des sociétés en forte croissance valant entre 2 et 6 milliards et qui ont doublé leur valeur en cinq ans. Les grandes sociétés pharmaceutiques, attaquées par les biotechs et les génériques, n’ont pas connu suffisamment de croissance pour apparaître dans le palmarès.
(*) Selon l’étude du Boston Consulting Group ” Spotlight on Growth : The Role of Growth in Achieving Superior Value Creation “, qui analyse un échantillon de 1.056 sociétés cotées européennes, américaines et originaires des pays émergents (hors finance et pétrole).
Date : 14 mars 2007 | Catégorie(s) : Economie
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Avis aux candidats à la Présidence de la République
Je pense que le futur Président devrait donner toute priorité à la réforme de l’éducation nationale et s’en occuper personnellement, ce qu’aucun de ses prédécesseurs n’a fait, en créant une « task force » composée de toutes les parties prenante pour réaliser le projet.
Ceci pour deux raisons :
- la première est évidente : un pays instruit est un pays fort,
- la deuxième est tout aussi importante : une école et une université publiques d’excellence créent le lien social.
J’ai fait une partie de mes études secondaires et supérieures dans le public là où se pratiquait le meilleur enseignement.
J’étais fils d’industriel et je fréquentais des fils d’employés et d’ouvriers avec parfois des amitiés très fortes et durables.
J’étais assez chahuteur et me souviens, au lycée, avoir été défendu devant le conseil de discipline, par le professeur de mathématiques inscrit au parti communiste et mon père était venu le remercier avec le verre de l’amitié dans un café de Lille.
Ne fabriquons pas des Ghettos même si la tache est rude.
Date : 12 mars 2007 | Catégorie(s) : Politique
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Dans les semaines qui ont suivi la création de mon entreprise, il m’est arrivé d’avoir le sentiment de courir le 100 mètres avec un boulet à la cheville.
Les charges liées à la création sont légion : apport initial en numéraire, frais de rédaction des statuts, coût des formalités, du cabinet comptable, des assurances ; mois de loyer à verser d’avance et surtout charges associées à l’embauche des premiers collaborateurs….
On commence à peine à créer des emplois que déjà les charges viennent freiner nos ardeurs.
« Subventions ! » m’a-t-on souvent brandi comme l’évidente manne du créateur d’entreprise. Franchement, débusquer les bons organismes, identifier les bons interlocuteurs, rédiger les dossiers, renseigner tous les formulaires … autant passer ce précieux temps à prospecter et signer ses premiers contrats.
Non, pourquoi ne pas plutôt exonérer de charges les jeunes entreprises sur leurs trois premiers collaborateurs salariés, ne serait-ce que pendant une durée de 6 mois, voire un an si elles recrutent des chômeurs ?
Dans le cas de Cashstore.fr, cela m’aurait permis d’embaucher d’emblée un second développeur et un responsable marketing acquisition, et d’aller plus vite sur un marché où le temps est souvent la seule vraie barrière à l’entrée.

Date : 7 mars 2007 | Catégorie(s) : Entrepreneuriat
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