Edito

Ce blog est un carnet de notes et de réflexions sur la France, ses atouts, ses difficultés et ses enjeux. Je l'ai créé pour générer des discussions autour des thèmes qui me sont chers ou qui me semblent importants. Je nourris ainsi à mon échelle le dialogue politique en ligne.

Je relaie souvent ce que disent les autres, notamment des personnalités issues de la société civile, afin d'établir un lien permanent avec les hommes et les femmes politiques.

J'espère que vous trouverez en parcourant mon blog un certain nombre d'idées et de propositions concrètes et innovantes. Je vous invite vivement à participer au débat en laissant des commentaires.

Thomas Legrain

Avez-vous le droit aux aides à l’innovation ?

Laurent Scheinfeld, dirigeant de Subventium

Plus de 3000 aides en France, un véritable maquis et les pouvoirs publics qui entendent promouvoir l’innovation en France.

Savez-vous que l’Etat alloue plus de 3 milliards d’euros par an à la Recherche et à l’innovation ?

Et sur 3000 mesures incitatives, seulement 5 réellement efficaces !

Les lauréats sont :
1) Crédit Impôt Recherche (CIR),
2) statut Jeune Entreprise Innovante (JEI),
3) avance remboursable OSEO (ex ANVAR),
4) aide au recrutement OSEO,
5) Crédit Impôt Nouvelles Technologies.

Dans une logique de transparence, SUBVENTIUM, cabinet spécialisé dans la sécurisation des aides à l’innovation propose un guide pratique destiné aux entrepreneurs qui font de la Recherche Développement et de l’innovation : Avez-vous le droit aux aides à l’innovation ? Cliquez ici.

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Laurent Scheinfeld, dirigeant de Subventium

Date : 4 avril 2007 | Catégorie(s) : Innovation
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Entreprise innovante : le 1er contrat, un travail d’Hercule

Bernard Bonhomme, associé fondateur de Motile

L’épreuve la plus cruciale que l’on peut qualifier d’initiatique pour une entreprise innovante c’est le premier contrat avec un premier client. C’est ce contrat qui fonde son existence réelle du fait de la valeur du lien économique créé d’où va découler tout son développement. Ceci est fondamental dans le business to business.

Dans le contexte de pulsion de mort collectif actuel (je suis un adepte de la psychanalyse comme outil formidable de management et de développement d’une entreprise) et j’y reviendrai plus loin, c’est un travail d’Hercule.
Je suis cofondateur d’une société dénommée Motile basée au démarrage sur un moteur logiciel innovant d’organisation en temps réel des opérations et tâches en fonction de la disponibilité des ressources et des contraintes. Pourquoi Motile ? La motilité c’est la capacité à se mouvoir et aussi à muter et s’adapter malgré les contraintes : on dit que les spermatozoïdes sont motiles pour aller féconder l’œuf qui donnera naissance à un être à haut potentiel.
Quels sont les obstacles à surmonter pour l’entrepreneur ?
- Certes ce sont ses propres résistances, ses propres peurs intérieures et prendre ses risques plus ou moins conscients.
- C’est surtout savoir écouter son marché et ses prospects. Il peut s’inspirer du travail du psychanalyste qui reçoit et écoute son analysant avec une neutralité bienveillante.

La plus grande épreuve, ce n’est pas de rechercher des financements auprès d’OSEO ou des prêts d’honneurs qu’il faut rembourser à terme, mais de séduire et convaincre son premier client.
Ce n’est pas seulement un lien économique fondateur basé sur l’argent, c’est aussi une rencontre amoureuse. Songeons à la fidélité du groupe Bouygues vis-à-vis d’IBM, son premier client.

Encore faut-il que le prospect veuille bien prendre ce risque et c’est là que se situent les grandes difficultés actuelles.
Pourquoi un prospect, cadre supérieur ou dirigeant, prendrait-il un risque, celui de compromettre son poste actuel qu’il juge précaire pour une jeune entreprise innovante qui sera sans doute morte dans 6 mois ? « C’est très intéressant votre produit, mais revenez me voir quand vous aurez des premiers clients. » Quelles sont vos références ? Tout dirigeant fondateur passe par cette épreuve. Le président du Medef de Paris la Défense l’a connu, il y a 20 ans, bien qu’inspecteur général des Finances issu de Rivoli et Matignon.

Le prospect français voit les risques, il ne voit pas l’opportunité contrairement à un américain toujours tourné vers l’expansion et la « nouvelle frontière ». Mais il est vrai que nous sommes toujours sous l’emprise du trauma de la guerre 1914-1918 et de ses suites aboutissant aux psychoses actuelles et le principe de précaution.

Pourquoi ce refus du risque systémique actuel des entreprises publiques, des grands comptes, des compagnies d’assurances et des banques qui ont pour conséquence des directions des achats qui réduisent le nombre de leurs fournisseurs (dénommés sous-traitants signifiant lacanien exprimant tout le mépris aristocratique) ?

Peut-être le développement des marchés financiers grâce aux NTIC mais qui ont provoqué avec les ratios Cooke (Limite moyenne de 8% des fonds propres par rapport aux crédits distribués) une exclusion des PME et PMI même innovantes au cours des 15 dernières années. Certes les banques sont devenues plus efficaces en réduisant leurs risques mais au détriment de quoi ?

Maintenant, nous voyons arriver Bale2 et Solvabilité2 aux conséquences redoutables pour notre économie-monde : réduction et suppression des risques opérationnels sous peine de passer à 12% des fonds propres donc réduction du champ applicable. On ne réduit pas le risque, on le transfert, donc on augmente la précarité.
En effet, ce concept cher à Fernand Braudel et Immanuel Wallerstein c’est un monde constitué des marchés « dérivés » à hauts rendements financiers et risques mesurables (que de liquidités !) , qui se prolonge avec « les classes moyennes à la dérive » (vers le bas) et se termine avec l’économie de subsistance plus ou moins solidaire basée sur la bi-monnaie car la monnaie officielle n’y circule pas suffisamment. C’est le cas du système « wir » en Suisse créé dans les années 1930.

J’aime la métaphore de Françoise Dolto « La vague et l’Océan » consacré à la pulsion de mort. La pulsion de mort est nécessaire à la vie à condition qu’elle ne soit pas pathologique : le sommeil, la séparation génératrice de liberté pour se rassembler à nouveau (pulsion de vie) via des liens économiques et sociaux plus performants mais répartis équitablement.

Nous sommes dans le reflux de la vague, revenus à l’océan. Comment créer une nouvelle vague montante sinon en construisant de nouveaux comportements face aux innovations créatrices d’emplois et de richesses.
- Je crois peu aux pôles de compétitivité détournés de leur sens.
- Le concept du SBA ne pourra fonctionner que si les grands donneurs d’ordre mettent en place une véritable intelligence économique opérationnelle tournée vers les fournisseurs considérés comme de partenaires, avec des interlocuteurs responsables à l’écoute des entreprises innovantes qui ont suffisamment de pouvoir pour les introduire dans leur entreprise et de les accompagner.
Qui sait ? Peut-être un nouveau Google pourra émerger en Europe. Mais certainement pas par des mécanismes bureaucratiques et conservateurs.

Dans l’économie post industrielle actuelle, Monsieur Daniel Cohen fait part du délai long de conception et de mise sur le marché d’un produit logiciel ou d’un produit biotech . Je l’illustrerai avec une entreprise partenaire dans une association : Sysalys après 4 ans d’efforts de développement d’un outil multimodèles de systèmes complexes a obtenu un contrat conséquent avec la NASA avec des suites aux USA. Que fait EADS pendant ce temps ?

Le groupe Procter et Gamble a compris que toute l’innovation ne peut venir de ses compétences internes et a su construire un tissu avec des fournisseurs performants.
Alors qu’attendons-nous pour récréer de nouveaux liens et régénérer le tissu économique ?

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Bernard Bonhomme, associé fondateur de Motile

Date : 3 avril 2007 | Catégorie(s) : Entrepreneuriat
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Entrepreneuriat : nous devons faire évoluer les mentalités

Antoine Duboscq, Président de WMI

Quelles mesures permettraient de favoriser la création et la croissance des jeunes entreprises en France ? L’enjeu est considérable pour l’emploi, et les remèdes sont connus. Etudes et rapports s’empilent, confirmant le bon sens exprimé par de nombreux chefs d’entreprise et partagé en privé par les politiques de tous bords qui connaissent la jeune entreprise. Quatre thèmes sont récurrents : droit du travail plus flexible, coût du travail maîtrisé, système éducatif plus compétitif et fiscalité attractive. Mais traduits en mesures concrètes, ils deviennent difficiles à mettre en œuvre en raison d’un « coût politique » trop élevé pour les partis de gouvernement. L’opinion publique traduit en effet : précarité, remise en cause de la sécurité sociale, sélection à l’université et cadeaux aux riches. D’où blocage, hormis quelques mesures efficaces et acceptables par l’opinion comme la simplification administrative de la création d’entreprise opérée par Renaud Dutreil.

C’est donc une véritable révolution des mentalités sur l’entreprise qu’il conviendra de piloter. Les spécialistes de la révolution ont mis aux point des méthodes pour changer l’ordre des valeurs : infiltration et subversion. Leur traduction pacifique est éclairante. Par exemple permettre l’éducation à la création d’entreprise dès l’école et l’université. Apporter aux journalistes des cas vivants sur l’entrepreneuriat et des témoignages positifs sur la prise de risques. Créer un intérêt objectif parmi une majorité de citoyens : actionnariat populaire, plans de stock options généralisés, formation et mise en réseau des plus de 10 millions de Français qui envisagent de créer leur entreprise.

Ces axes peuvent, sous réserve d’adaptations de forme et de langage, être déployés par des gouvernements modérés de droite comme de gauche.

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Antoine Duboscq, Président de WMI

Date : 2 avril 2007 | Catégorie(s) : Entrepreneuriat
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La France a un problème avec ses jeunes

Mouvement Décision Jeunesse

Nouvelles Générations : pour construire ensemble notre avenir commun !
Rendez-vous le 28 mars 2007 à l’Assemblée Nationale !

Chers amis lecteurs du blog de Thomas Legrain,

Nous vous avions présenté en octobre 2006 grâce à l’indéfectible soutien de Thomas Legrain, que nous remercions chaleureusement ici, le Mouvement Décision Jeunesse qui s’attache à unir les Nouvelles Générations pour qu’elles envisagent ensemble leur avenir.

La France a un problème spécifique avec ses Jeunes qui n’est plus réellement contestable : précarité, chômage de masse, émeutes de banlieue, discriminations, etc.

Le Mouvement Décision Jeunesse organise donc son Colloque ouvert à tous le 28 mars 2007 à l’Assemblée Nationale dans la Salle des Fêtes, Entrée au 128 rue de l’Université (33 quai d’Orsay pour les journalistes). Attention, il faut être inscrit (collectifdj@gmail.com) ! Cet événement est une mobilisation non partisane de Français de tous les horizons et de toutes les origines pour la construction d’un avenir commun, autour d’un plateau de grande qualité !

Le Mouvement Décision Jeunesse annoncera son projet de « Nouvelles Générations, World Tour », la tournée internationale des nouvelles générations de Français !

Des personnalités de premier plan seront là pour nous soutenir : intellectuels, artistes, chefs d’entreprises, leaders associatifs, etc.

A propos du Mouvement Décision Jeunesse
Le Mouvement Décision Jeunesse vise à la promotion des nouvelles générations, à améliorer leur image et leurs conditions dans tous les domaines de la société. Mouvement non partisan, il prépare les « Nouvelles Générations, World Tour », la tournée mondiale des nouvelles générations et la création d’un observatoire des nouvelles générations. Le Mouvement est ouvert à tous et travaille aux côtés de toutes les jeunesses, de tous les horizons et conditions.

Contact : collectifdj@gmail.com

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Christophe Dorigné-Thomson, Président Fondateur Mouvement Décision Jeunesse

Date : 26 mars 2007 | Catégorie(s) : Politique
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Coup de chapeau à deux entrepreneurs !

Shooting star

Coup de chapeau à Michel et Augustin, les « trublions du goût », qui cartonnent avec leurs « Petits sablés ronds et bons » et leurs « Vache à boire »…

Anciens de l’ESCP, Michel (de Rovira) et Augustin (Paluel Marmont) ont débuté leur carrière dans le conseil en stratégie pour l’un et dans le marketing pour l’autre. A l’aube de leurs 30 ans et avec un CAP de boulanger en poche, ils partent à la conquête des 1 263 boulangeries de Paris pour écrire le 1er Guide des Boulangeries de Paris, vendu à 12 000 exemplaires en 2004.

Ils passent ensuite à la pratique et restent 3 mois enfermés dans leur cuisine pour concocter plus de 400 recettes de pâte sablée. Résultats des courses : des « petits sablés ronds et bons » en vente depuis avril 2005. Les deux amis commencent par distribuer eux même leurs produits auprès des commerçants de quartier. Leur tout premier client est l’épicier situé en bas de l’appartement d’Augustin. Michel et Augustin étendent ensuite leur réseau de revendeurs, essentiellement des petits commerçants. C’est le début remarqué d’une marque alimentaire innovante, humaine, gourmande et décalée : Michel et Augustin.

De confidentielle, leur affaire devient très rapidement la nouvelle coqueluche des Monoprix ou autre Lafayette Gourmet, séduisant même la boutique très branchée Colette. Devant ce succès inattendu, les deux compères décident d’étendre leur production et lancent au printemps 2006 la Vache à boire, un yaourt décliné pour l’instant sous deux parfums.

Le « packaging » de leurs produits est à leur image à celle de leur univers, déjanté, ludique, simple et artisanal, comme en témoignent leur site Internet (www.MichelEtAugustin.com), ou même leurs bureaux : « La bananeraie »…

Alors bravo et ne changez rien !!

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Isabelle de Charon, étudiante à HEC-Entrepreneurs

Date : 21 mars 2007 | Catégorie(s) : Entrepreneuriat
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