Ce blog est un carnet de notes et de réflexions sur la France, ses atouts, ses difficultés et ses enjeux. Je l'ai créé pour générer des discussions autour des thèmes qui me sont chers ou qui me semblent importants. Je nourris ainsi à mon échelle le dialogue politique en ligne.
Je relaie souvent ce que disent les autres, notamment des personnalités issues de la société civile, afin d'établir un lien permanent avec les hommes et les femmes politiques.
J'espère que vous trouverez en parcourant mon blog un certain nombre d'idées et de propositions concrètes et innovantes. Je vous invite vivement à participer au débat en laissant des commentaires.

Périodiquement, le serpent de mer des “assiettes alternatives” pour la taxation des entreprises refait surface. Gageons qu’il constituera un thème important de la prochaine campagne électorale. De quoi s’agit-il ? Tout simplement de trouver l’impôt “intelligent” qui permettrait de prélever autant sur les entreprises avec moins d’effets néfastes sur l’économie. On comprend dès lors le vif intérêt que porte la classe politique à la quête de ce Graal qui éviterait d’avoir à faire des efforts de maîtrise de la dépense.

Il est urgent que tout un chacun prenne conscience de la finitude des ressources sur notre planète. Lorsque l’on pense progrès, on a souvent tendance à oublier de partir des ressources disponibles. Ceci n’est pas tenable et nous serons bien obligés d’ouvrir les yeux un jour où l’autre lorsque nous serons confrontés à un manque de ressources disponibles.

Depuis mon élection à la Présidence du Sénat français, en octobre 1998, j’ai fait de la promotion de l’esprit d’entreprise l’une de mes priorités. Je me suis efforcé, à travers de multiples initiatives, de faire du Sénat la Maison des entrepreneurs.
Subordonner le bénéfice des aides publiques accordées aux entreprises à un engagement ferme de créer des emplois en France peut sembler pertinent. De fait, cette mesure est souvent proposée, surtout lorsqu’une grande entreprise bénéficiaire d’aides publiques annonce des licenciements. Pourtant, sa mise en oeuvre serait moins simple qu’il n’y paraît…
Le rapport du coût du travail entre la France et la Chine est de 1 à 40. C’est un vrai problème ! Alors même que nos dirigeants politiques ont tendance à nous focaliser sur des problèmes de second ordre … mais qui sont des problèmes perceptibles par les électeurs dans leur quotidien immédiat !
On a osé penser que les pays les plus développés se chargeraient du travail très qualifié alors que les pays moins développés réaliseraient le travail moins qualifié … cette organisation du travail est balayée !!! Les asiatiques ont certes des coûts de productions très bas, mais ne nous y trompons pas, ils ont également les qualifications qui leur permettre d’être sur les travaux les plus qualifiés !
Dès lors est ce que la forme de libre échangisme dans laquelle nous vivons actuellement est pérenne à long terme ? La France ne va-t-elle pas devoir définir un jour ou l’autre la zone dans laquelle les acteurs se protègeront vis à vis des pays tiers ? Un retour à une nouvelle forme de protectionnisme ? la concurrence sera telle qu’il est difficile d’imaginer la poursuite du libre échangisme tel qu’il existe aujourd’hui …