Ce blog est un carnet de notes et de réflexions sur la France, ses atouts, ses difficultés et ses enjeux. Je l'ai créé pour générer des discussions autour des thèmes qui me sont chers ou qui me semblent importants. Je nourris ainsi à mon échelle le dialogue politique en ligne.
Je relaie souvent ce que disent les autres, notamment des personnalités issues de la société civile, afin d'établir un lien permanent avec les hommes et les femmes politiques.
J'espère que vous trouverez en parcourant mon blog un certain nombre d'idées et de propositions concrètes et innovantes. Je vous invite vivement à participer au débat en laissant des commentaires.


Formation et entrepreneuriat sont deux notions qui se combinent depuis assez peu de temps :
L’entrepreneurship est né dans les universités américaines dans les années 1950 (1er cours à Harvard en 1947 ; cours de Peter Drucker à la New York University en 1954).
Dans les années 1970 les meilleurs étudiants s’orientaient vers l’industrie, dans les années 1980 ils se sont orientés vers la finance et dans les années 1990, nombreux sont ceux qui se sont mis à créer leur entreprise.
Les premières formations en entrepreneuriat ont vu le jour en France à la fin des années 1970, notamment au sein d’écoles de commerce. HEC a mis en place dès 1978 une formation centrée sur la création d’entreprises, qui est devenue par la suite HEC Entrepreneurs. L’EM LYON a lancé le Centre des Entrepreneurs et ses premiers programmes de création d’entreprises en 1984. D’autres écoles de commerce ont démarré à peu près à la même période. Dans les écoles d’ingénieurs se trouvent également quelques pionniers qui ont inscrit la formation à la création d’entreprises dans leurs programmes pédagogiques, bien avant la fin des années 1980. C’est le cas notamment de l’Ecole des Mines d’Ales, de l’Ecole Centrale de Paris et de l’Ecole Centrale de Lille. L’Université de Tours a créé, en 1985, un DESS de Gestion des PMI. Celle de Reims a suivi, en 1987, en proposant un DESS de Gestion et Développement des PME. Une dizaine d’autres DESS centrés sur la gestion des PME et la création d’entreprises ont ensuite été créés par des universités françaises. Enfin, l’université Paris Dauphine a développé, en 1989, un certificat d’entrepreneuriat au niveau de la maîtrise de sciences de gestion. Ce certificat est devenu depuis une filière.
Pour autant, une lecture parfois rigide et étroite de la réforme LMD par un certain nombre d’experts de l’enseignement supérieur ou de représentants du corps enseignant a récemment conduit à la suppression d’un certain nombre de formations orientées vers l’entrepreneuriat. A titre d’exemple, l’université d’Evry Val d’Essonne proposait il y a encore deux ans un DESS de création d’entreprises et ingénierie entrepreneuriale en partenariat avec l’INT Management. Ce DESS n’a pas survécu à la réforme. L’IUP de gestion PME / PMI a également fermé. Au final, il ne restera au mieux au sein de l’université d’Evry Val d’Essonne (si le dossier est habilité) qu’une licence professionnelle de management des PME / PMI orientée création et reprise d’entreprises. Ce qui se passe dans cette université n’est pas un cas isolé. Le DESS de gestion des entreprises patrimoniales proposé à l’université Paris XI, faculté Jean Monnet (Sceaux) a lui aussi été supprimé, pour ne citer qu’un exemple parmi d’autres.
Une définition concrète de l’éducation à l’entrepreneuriat a été proposée, dans ce contexte, par des représentants de l’éducation nationale et présentée en tant que référence au niveau européen. Elle vise les différents niveaux d’enseignement et précise les objectifs qui devraient normalement être atteints à chacune des étapes de la filière éducative. Un large consensus s’est dégagé quant à l’importance d’inclure deux éléments complémentaires dans cette définition :
- un concept élargi de l’enseignement des attitudes et compétences entrepreneuriales, qui englobe le développement de certaines qualités personnelles sans être strictement focalisé sur la création d’entreprises (il s’agit du savoir-être);
- un concept plus spécifique de formation à la création et à la gestion d’une entreprise (il s’agit du savoir et du savoir-faire).
Si la promotion de l’entrepreneuriat auprès des étudiants n’a pas pour objectif de les transformer systématiquement en créateurs d’entreprises, il existe un intérêt réel à promouvoir l’entrepreneuriat auprès des jeunes à travers plusieurs actions :
- la sensibilisation durant les études secondaires ;
- la formation à l’entrepreneuriat dans le cadre de l’enseignement supérieur ;
- la détection de talents et de projets ;
- l’accompagnement des projets portés par des étudiants.
Ces diverses actions visent avant tout à développer chez les jeunes une culture de l’esprit d’entreprendre qu’ils pourront exprimer de multiples manières.
Au niveau de l’enseignement secondaire (collèges et lycées), les élèves sont très rarement sensibilisés à l’entrepreneuriat et plus généralement au monde de l’entreprise et du travail. Il apparaît prioritaire de diffuser auprès des jeunes une image positive de l’entreprise ; de montrer que les dirigeants de PME et de grandes entreprises sont loin d’une certaine image relayée par les médias dénonçant des patrons voyous et/ou des prédateurs de la finance internationale.
Au niveau de l’enseignement supérieur différentes approches ont été mises en place à ce jour :
- des séminaires permettant à des groupes d’étudiants de travailler sur une simulation de création d’entreprises ;
- une spécialisation en entrepreneuriat en fin de cursus ou au titre de la formation continue
- des filières comprenant plusieurs cours visant à sensibiliser les étudiants à l’entrepreneuriat à travers un mixte d’enseignements théoriques et de dispositifs d’accompagnement pour ceux qui ont un projet de création d’entreprises.
Dans les trois cas, la formation en entrepreneuriat est envisagée avant tout comme l’apprentissage de différents thèmes juridiques, techniques, organisationnels ou encore financiers, sans que les étudiants ne soient vraiment confrontés aux réalités du pilotage de PME ou de la création d’entreprises. Seule la pédagogie HEC Entrepreneurs, spécialisation de fin de cursus, est orientée formation-action.
On constate souvent dans la pratique que les étudiants qui suivent les filières « entrepreneurs » ne franchissent pas vraiment plus que les autres le pas de la création d’entreprises. Ces filières sont bien vues par les recruteurs, notamment les cabinets de conseil en stratégie et les banques d’affaires. Dès lors beaucoup d’étudiants essaient de les intégrer non pas parce qu’ils sont particulièrement intéressés par l’entrepreneuriat mais parce qu’ils les considèrent comme un tremplin pour intégrer certains cabinets de conseils ou certaines banques d’affaires d’origine anglo-saxonne. Ceci fait apparaître le fait qu’au-delà de la mise en place de programmes de formation axés sur l’entrepreneuriat, il est nécessaire de faire évoluer les mentalités et de casser certains a priori sur ce que pourraient être les filières d’excellence pour les diplômés de l’enseignement supérieur.
En ce qui concerne la formation continue, les salariés sont peu sensibilisés à la culture entrepreneuriale en entreprise. Alors que les formations en entrepreneurship sont très développées dans les grands groupes anglo-saxons, elles sont quasiment inexistantes dans les grandes entreprises françaises. Les salariés qui veulent créer ou reprendre une entreprise sont, en règle générale, peu accompagnés. De leur côté, les créateurs d’entreprises qui veulent se former au management d’une PME n’ont que peu de possibilités d’accès à des formations, compte tenu de leurs contraintes d’emploi du temps et de budget.
Si les initiatives qui combinent formation et entrepreneuriat ont tendance à se multiplier, trop rares sont encore les filières d’enseignement qui intègrent des parcours ou des modules entièrement dédiés à la création-reprise, qu’il s’agisse de formation initiale ou continue.
A cet égard, la création d’Advancia, école lancée par la CCIP en 2004, constitue une avancée substantielle dans le paysage de la formation en France : un établissement entièrement dédié à l’entrepreneuriat et aux entrepreneurs combinant formations initiales et continues, formations-action, , incubateur, recherche, club d’entrepreneurs, etc.
Date : 9 août 2007 | Catégorie(s) : Enseignement, Entrepreneuriat
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La nécessité de vivifier, d’étoffer et de renforcer notre tissu économique implique de développer l’esprit d’entreprendre chez les jeunes :
L’esprit d’entreprendre est aujourd’hui reconnu comme étant l’un des principaux moteurs de l’innovation, de la compétitivité et de la croissance. Il permet une allocation optimale des ressources qui vont naturellement avoir tendance à se déplacer de secteurs en déclin vers des secteurs à fort potentiel de développement.
Le fait que nous vivions aujourd’hui dans une économie de la connaissance a comme conséquence pour les entreprises de limiter les effets de rente, dès lors que la connaissance se partage facilement et quasi instantanément grâce aux nouvelles technologies de l’information et de la communication. Pour faire face à cette vulnérabilité les entreprises doivent être capables d’être extrêmement réactives et de se renouveler en permanence. Dès lors la dynamique entrepreneuriale qu’elle sont capable de faire naître et de développer en interne apparaît stratégique pour leur survie à long terme.
Les grandes entreprises continueront à être encore moins pourvoyeuses d’emplois dans les années qui viennent mais elles pourront par l’essaimage donner leur chance aux salariés tentés par la création d’entreprises. Elles vont avoir tendance à externaliser de plus en plus certaines fonctions afin de mieux gérer les risques ainsi que les potentielles retombées financières.
Elles ont tendance à mettre en place des organisations de plus en plus flexibles qui leur permettent d’être plus réactives face à la concurrence et aux évolutions du marché. Ces changements organisationnels les conduisent à rechercher des collaborateurs capables de se comporter comme des chefs de projets et prêts à changer de poste très régulièrement. Dans le cadre de leur gestion de carrière ils doivent accepter l’idée de devoir créer leur propre emploi, entre deux postes de manager salarié. En Suède et aux Etats-Unis, ce sont plus de 30% de la population active qui ont été amenés à créer leur propre emploi à un moment donné de leur carrière professionnelle.
Les créations d’emplois se feront demain, de manière encore plus accentuée qu’aujourd’hui, dans des structures de taille réduite, créées ex-nihilo ou par essaimage, spécialisées sur un éventail de services dont le champ va s’élargir de manière considérable.
La compétition pour la recherche d’un personnel de plus en plus qualifié et spécialisé sera vive. Le fait d’avoir pu bénéficier, dans sa scolarité, d’un apprentissage de la vie professionnelle et d’une familiarisation à l’esprit d’entreprendre sera incontestablement un atout pour réussir son entrée sur le marché du travail.
Ces raisons justifient le développement dans l’ensemble du système éducatif d’initiatives ou d’expériences de sensibilisation des élèves à l’esprit d’entreprendre, voire à la réalisation même de projets d’entreprises. Si tous ne deviennent pas entrepreneurs, tous auront des clés pour prendre leur vie en main et être plus performants dans le cadre de leurs activités professionnelles et extra professionnelles.
Date : 8 août 2007 | Catégorie(s) : Enseignement, Entrepreneuriat
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La situation actuelle en termes de création d’entreprises par les jeunes n’a guère évolué depuis dix ans :
Les mesures techniques en faveur de la création et de la reprise d’entreprises se sont amplifiées et multipliées depuis dix ans, facilitant le passage à l’acte d’entreprendre.
A cet égard, la loi sur l’initiative économique de 2003, dite « loi Dutreil », a constitué une avancée majeure en :
- simplifiant la vie du créateur et son installation (libre capital des Sarl, domiciliation du créateur) ;
- adaptant la protection et les cotisations sociales au début d’activité (activités occasionnelles, cotisation unique pour le salarié créateur) ;
- permettant aux salariés de franchir le pas plus aisément (formation, congé, clause d’exclusivité) ;
- favorisant le financement des projets (apports au capital, taux d’usure, recours aux obligations).
Dans le même temps, les pouvoirs publics ont élargi la gamme des produits de financement et de garanties à l’intention des créateurs et repreneurs via Oséo.
L’arsenal des outils paraît aujourd’hui suffisamment étoffé, au regard du niveau historiquement élevé des créations d’entreprises depuis 2003.
Pourtant, force est de constater que le flux des entreprises créées par les jeunes diplômés reste relativement limité.
Selon une étude de l’APCE réalisée en août 2005 et qui portait sur l’entrepreneuriat étudiant, 4% environ des créateurs d’entreprises passent directement du statut d’étudiant à celui de créateur. Ainsi, le nombre de créations d’entreprises nouvelles par des étudiants se situe entre 7.000 et 9.000 par an. Cette étude révèle que les jeunes de niveau bac+2 à bac+4 sont à l’origine de près de la moitié des entreprises créées par les étudiants (48%) et que les bac+5 et au delà ne représentent qu’une très faible part avec seulement 1,5% pour les ingénieurs et 3,3% pour les managers. Il semble que plus on fait d’études, plus on en sait (ou croit savoir) sur la complexité des entreprises, des relations du travail, de l’organisation, du management, moins on a envie de s’y frotter. Il y a là un paradoxe tout à fait significatif de notre pays. Pour les diplômés de l’enseignement supérieur, l’obtention d’un poste au sein d’une grande entreprise parait être une opportunité plus avantageuse au sortir de leurs études, tant en termes d’apprentissage d’un métier qu’en termes de rémunération, cette dernière étant plus sûre et immédiatement plus élevée. A ceci s’ajoute une forte aversion au risque, caractéristique de la société française, qui contribue à dévaloriser le statut de créateur d’entreprises et de dirigeant de PME.
Le fait que les individus les plus diplômés soient les moins attirés par la création d’entreprises est d’autant plus dommageable que les études montrent très clairement que les entreprises créées par des diplômés génèrent davantage d’emplois que celles qui sont créées par des non diplômés.
Pour convaincre les étudiants diplômés de créer, voire de reprendre une entreprise, plutôt que d’opter pour la voie du salariat classique, il semble nécessaire d’agir simultanément sur trois leviers :
- diminuer les freins culturels qui sous valorisent le statut d’entrepreneur, notamment à travers une promotion active et positive de l’entrepreneuriat ;
- diminuer le risque perçu, par une meilleure préparation des étudiants à la création et à la reprise d’entreprises ;
- réduire les inconvénients matériels immédiats qui sont induits par la création d’une entreprise en mettant en place une politique fiscale et sociale adaptée.
On pourrait légitimement penser que si le système éducatif français dans son ensemble intégrait davantage et plus en amont des études la dimension entrepreneuriale, l’aversion au risque diminuerait, le statut de créateur d’entreprises et de dirigeant de PME serait revalorisé et l’esprit d’entreprendre se développerait chez les jeunes.
Date : 7 août 2007 | Catégorie(s) : Enseignement, Entrepreneuriat
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Pour réduire le chômage, innover et accélérer sa croissance, la France a besoin d’entrepreneurs capables de créer de nouvelles entreprises et développer celles qui existent. Or tout le monde s’accorde à dire qu’entreprendre dépend en grande partie d’une culture, d’un état d’esprit, d’une éducation reçue dès son jeune âge. L’enseignement de l’entrepreneuriat et la formation des entrepreneurs apparaissent dès lors comme étant des points clés du développement de l’esprit d’entreprendre en France.
La promotion de valeurs, d’aptitudes et d’attitudes entrepreneuriales à tous les niveaux d’enseignement mériterait d’être considérée comme une priorité stratégique pour notre pays dans les années à venir. Il faudrait intégrer l’esprit d’entreprendre comme l’une des compétences de base à acquérir dans tout programme de formation, quel qu’il soit. Dès lors, notre système éducatif dans son ensemble devrait accepter de jouer un rôle plus important dans l’éveil des jeunes à l’entrepreneuriat, ce qui passe par la mise en place d’actions de sensibilisation, d’information et d’accompagnement des futurs entrepreneurs.
Pour autant, apprendre à créer, à reprendre ou à gérer une entreprise ne constitue que l’une des facettes de la démarche entrepreneuriale, qu’il convient d’aborder au sens large dans le cadre du système éducatif français. Les compétences et attitudes entrepreneuriales constituent, au-delà d’un contexte purement professionnel, un atout pour l’ensemble de la société et un moyen de favoriser l’épanouissement individuel des jeunes. L’apprentissage de l’esprit d’entreprendre implique en effet le développement, la découverte ou la redécouverte de qualités personnelles, telles que la créativité, l’autonomie ou encore le sens des responsabilités, généralement requises pour la plupart des activités humaines.
Date : 7 août 2007 | Catégorie(s) : Enseignement, Entrepreneuriat
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Les experts-comptables avec le soutien de leur Club Secteur-Public souhaitent accompagner leurs clients PME dans les réponses aux opportunités offertes par la commande publique.
Cette démarche s’inscrit dans une dynamique européenne, répond à une priorité politique mise à l’agenda du gouvernement, et ainsi doit devenir un enjeu économique pour nos cabinets.
Une réalité tangible : 120 mds d’euros annuellement qui devraient dans le seul espace français être soumis à publicité ! Le nouveau Code des marchés publics qui est entré en vigueur en 2006, suite à une directive européenne, renforce en effet les impératifs de transparence pour mieux permettre aux TPE/PME d’accéder dans de meilleures conditions ces marchés.
Une priorité des pouvoirs publics : l’accès plus large des PME à la commande publique.
Une culture de l’appel à la concurrence plus ouverte aux TPE/PME est encouragée par les différentes rédactions du Code des marchés publics et notamment par la dernière version de septembre 2006. Ainsi, on peut relever les points positifs suivants en faveur des PME :
• l’allotissement devient la règle ;
• le régime des groupements momentanés d’entreprise est amélioré ;
• l’article 60 du code autorise le pouvoir adjudicateur à fixer un nombre minimal de PME candidates dans un appel d’offres restreint ;
• la pondération obligatoire des critères de sélection présente dans le règlement de consultation.
• Enfin, il est à noter que l’entreprise qui n’est pas retenue, peut demander les raisons qui l’ont conduite à être écartée du marché, ce qui peut être une source précieuse d’information pour l’élaboration des réponses à des consultations ultérieures.
Une piste de réflexion sérieusement envisagée par les pouvoirs publics : un « Small Business Act » (SBA) européen pour favoriser l’accès des PME aux marchés publics.
Le gouvernement français poursuit ses contacts au niveau européen afin que les entreprises européennes bénéficient des mêmes dérogations que leurs homologues américaines, qui depuis 1953 disposent de cet avantage reconnu par l’OMC.
Un constat préalable : Néanmoins, si elle peut devenir un facteur de croissance pour une PME, la réponse aux appels d’offres reste encore une démarche compliquée, contraignante et parfois même périlleuse ! La recherche de l’information est pénalisée par la multiplicité des supports (publications « papier » ou « en ligne ») et la diversité des éditeurs… Résultat : le recours nécessairement payant à des services de recherche pour accéder aux appels d’offres pertinents. Circonstance aggravante : les marchés à procédure adaptée d’un montant de moins de 90000 euros, ne sont pas soumis à l’obligation de passer par les journaux d’annonces légales, les entités publiques peuvent choisir une publicité « adaptée » et donc diffusée de manière quasiment confidentielle ! Or, il est à noter que c’est dans cette tranche de marchés que se trouvent des occasions de réponses pour les TPE/PME, en particulier pour les entreprises qui voudraient se lancer sur ce nouveau créneau de clientèle.
Une dynamique à créer : une mission d’accompagnement du cabinet d’expertise comptable.
L’accompagnement des clients des cabinets d’expertise-comptable dans l’accès à la commande publique se décline à plusieurs stades :
1. L’analyse du dossier de consultation pour le confronter aux forces et faiblesses de l’entreprise
2. La vérification de l’adéquation entre le document technique de la réponse et les capacités productives de l’entreprise ;
3. La maîtrise des flux financiers (avances, acomptes, recours aux financements bancaires classiques, rôle d’Oseo, intérêts moratoires).
4. l’assistance à la réponse des appels d’offres et la mise en place d’un dossier normé pour une démarche structurée.
Bénéficiant d’un accompagnement opérationnel et personnalisé de la part de leur expert-comptable, les PME seront nécessairement plus nombreuses à concourir aux marchés publics et la qualité de leurs réponses sera optimisée.
L’action du Club Secteur Public vient relayer l’implication du Gouvernement auprès des PME.
Date : 24 juillet 2007 | Catégorie(s) : Entrepreneuriat
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