Ce blog est un carnet de notes et de réflexions sur la France, ses atouts, ses difficultés et ses enjeux. Je l'ai créé pour générer des discussions autour des thèmes qui me sont chers ou qui me semblent importants. Je nourris ainsi à mon échelle le dialogue politique en ligne.
Je relaie souvent ce que disent les autres, notamment des personnalités issues de la société civile, afin d'établir un lien permanent avec les hommes et les femmes politiques.
J'espère que vous trouverez en parcourant mon blog un certain nombre d'idées et de propositions concrètes et innovantes. Je vous invite vivement à participer au débat en laissant des commentaires.


Chère Laurence, j’ai bien reçu ton mail et je m’empresse d’y répondre.

Le nombre d’entreprises créées ou reprises a augmenté en 2005 conformément au plan prévu par les différentes mesures d’aides à la création et à la transmission issues notamment des lois Dutreil. Ainsi, 225.000 nouvelles entreprises ont vu le jour et créé des emplois, et l’on ne peut que s’en réjouir, d’autant que cette tendance se confirme en 2006.

Le 3 octobre dernier, Jean-Pierre Raffarin, Sénateur de la Vienne et ancien Premier ministre a été l’invité du Cercle des petits-déjeuners de Coach’Invest (www.-cercle.com ).
Lorsqu’il était Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin a été marqué par le fossé et les rapports très tendus qui existent entre les entreprises et les pouvoirs publics. Une relation qui selon lui n’a cessé de se détériorer durant les 15 dernières années.

A l’heure de l’actionnaire roi, beaucoup d’entreprises ont tendance à sur-communiquer à travers leurs chiffres et l’attention publique se focalise sur le profit. Terme qui, en Français, est immanquablement rapproché du mot profiteur… L’effet est dévastateur dans l’imaginaire collectif.
Alors qu’il vaudrait mieux parler de bénéfice (littéralement « bienfait », « faire du bien »), surtout si celui-ci est équitablement partagé…
Mais surtout communiquer davantage sur les performances humaines de l’entreprise, sur ses réalisations et ses initiatives, plutôt que sur les seuls aspects comptables et financiers.

Le plan “gazelles” établi par l’Administration et présenté par Renaud Dutreil, ministre des PME, comprend principalement:
a. La garantie par l’Etat de deux milliards d’euros de financement supplémentaire dans le non coté,
b. un différé de paiement de l’augmentation éventuelle d’IS,
c. et un différé de paiement des charges sociales pour les nouvelles embauches.
Ces mesures ne sont pas à l’échelle des besoins et ne font qu’augmenter les interventions de l’Administration :