Ce blog est un carnet de notes et de réflexions sur la France, ses atouts, ses difficultés et ses enjeux. Je l'ai créé pour générer des discussions autour des thèmes qui me sont chers ou qui me semblent importants. Je nourris ainsi à mon échelle le dialogue politique en ligne.
Je relaie souvent ce que disent les autres, notamment des personnalités issues de la société civile, afin d'établir un lien permanent avec les hommes et les femmes politiques.
J'espère que vous trouverez en parcourant mon blog un certain nombre d'idées et de propositions concrètes et innovantes. Je vous invite vivement à participer au débat en laissant des commentaires.

Le 29 juin 2001, la France a signé l’accord de Londres modifiant la convention sur la délivrance de brevets européens, signée à Munich en 1973. Il permettrait que les brevets déposés en français soient valables sans traduction. Les enjeux sont considérables, en matière de francophonie, de développement de la recherche, d’accroissement de la compétitivité. A condition que la France ratifie enfin cet accord.
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D’emblée, Charles Beigbeder l’annonce : aujourd’hui, face à une compétitivité internationale accrue (Etats-Unis, Chine), il n’y a qu’une solution pour sauver le modèle français : miser sur l’innovation à travers une coopération entre deux mondes, celui des PME et celui des chercheurs.
Pour cela, il faut éviter de reproduire les erreurs du passé, c’est-à-dire ne plus considérer la Recherche et Développement seulement comme recherche technologique, et ne plus confiner l’innovation aux pôles de Recherche et Développement des 15 plus grands groupes français, mais impliquer les PME.
Il s’agit donc selon lui de démocratiser l’innovation.

Alors que le modèle anglo-saxon a provoqué des ravages dans les entreprises françaises comme à l’UIC, Alsthom, au Crédit Lyonnais, Gan, MMA, AGF, BERD, CCF, Crédit foncier, UAP, SDBO, IBI, IBSA, EDF, GDF, chez France Télécom, CFD, Moulinex, Elf Gabon, Bull, Thomson etc., il existe un autre modèle européen de management et de stratégie gagnant : le modèle mulhousien, appelé aussi rhénan.
Jean-François Bernardin, président de l’ACFCI (Assemblée des Chambres Françaises de Commerce et d’industrie), lors d’un récent petit déjeuner du Cercle Coach’Invest faisait part de son inquiétude sur la mauvaise santé de la France, son déclin dans tous les classements internationaux et sur les causes qui, selon lui, expliqueraient ce déclin : manque de culture du travail en France, de l’envie d’entreprendre, de prendre des risques, et recherche obsessionnelle de la sécurité maximum, quitte à se scléroser et à vivre en repli.
« Monsieur Bernardin, si vous étiez Président de la République, quelles mesures prendriez-vous pour stimuler la création d’entreprises ? »
Selon l’intéressé, tout le monde connaît par cœur les mesures à prendre. La vraie question est de savoir pourquoi personne ne les prend …
En réalité, c’est parce que les élus ne cherchent pas à aller dans un autre sens que celui qui leur permettra d’être élu à nouveau. C’est aussi simple que cela !