Ce blog est un carnet de notes et de réflexions sur la France, ses atouts, ses difficultés et ses enjeux. Je l'ai créé pour générer des discussions autour des thèmes qui me sont chers ou qui me semblent importants. Je nourris ainsi à mon échelle le dialogue politique en ligne.
Je relaie souvent ce que disent les autres, notamment des personnalités issues de la société civile, afin d'établir un lien permanent avec les hommes et les femmes politiques.
J'espère que vous trouverez en parcourant mon blog un certain nombre d'idées et de propositions concrètes et innovantes. Je vous invite vivement à participer au débat en laissant des commentaires.


Pour développer votre entreprise sur le plan commercial, vous devez réussir à tout moment à avoir chez vos prospects le bon contact au bon niveau.
Il est utile de développer à la fois son réseau de contacts personnels et la notoriété de la marque de son entreprise.
La clé du développement réside dans l’alliance de la PUISSANCE (votre marque) et de la PROXIMITE (votre réseau relationnel).
La PUISSANCE crédibilise mais éloigne.
La PROXIMITE réconforte mais banalise.
Date : 17 décembre 2007 | Catégorie(s) : Réflexions diverses
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Hervé Novelli, secrétaire d’État chargé des entreprises et du commerce extérieur a accueilli aujourd’hui à Bercy, les réseaux de business angels, à l’occasion de la « Semaine des business angels ». Lors de l’ouverture de cette manifestation, il a annoncé la mise en place de plusieurs mesures pour accélérer le développement des business angels.
Hervé Novelli a annoncé 4 mesures pour améliorer le financement des PME :
– Un nouvel appel à projets sera lancé en 2008 pour labelliser les réseaux de business angels. Les réseaux seront sélectionnés sur la base d’un plan de développement pour structurer leur activité autour d’une société d’investissement et d’une association. Ils pourront recevoir une subvention atteignant jusqu’à 100 000 euros pour trois ans
– Le dispositif France Investissement intégrera à partir de la fin de cette année des actions de soutien à l’investissement des réseaux de busines angels. CDC Entreprises a accepté de prendre des participations dans des sociétés de business angels dans les mois à venir, dans le respect des critères d’investissement qui régissent ce type d’opérations.
– Le Fonds de co-investissement direct (FCID) de la Caisse des dépôts et consignations pourra être sollicité par des sociétés de business angels pour des opérations d’investissement supérieures à 2 millions d’euros.
– CDC Entreprises organisera également des formations pour les réseaux de business angels, afin de les aider dans le montage juridique de leurs réseaux, et de les sensibiliser à la réglementation s’appliquant aux investissements directs dans les PME.
Hervé Novelli a déclaré : « 10 % des montants investis par France Investissement devront être réservés dès 2008 au financement des opérations de capital amorçage en direction des jeunes entreprises technologiques qui représentent pour la France un vivier de croissance et d’emplois. Après le vote de la loi pour le travail, l’emploi et pouvoir d’achat cet été, ces nouvelles mesures permettront d’accompagner le développement et la structuration des réseaux de personnes physiques souhaitant investir au capital des PME et accompagner leur développement ».
Date : 29 novembre 2007 | Catégorie(s) : Entrepreneuriat
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Proposition n°11 : Multiplier les témoignages d’entrepreneurs « rôles modèles » dans les collèges et les lycées :
En règle générale, un enseignant sans vécu entrepreneurial peut tout à fait enseigner les principes généraux du management, de la création ou de la reprise d’entreprises moyennant une formation adaptée.
Il nous semble néanmoins difficile pour ce dernier de transmettre les valeurs entrepreneuriales et, en particulier, l’enthousiasme et l’abnégation d’un véritable entrepreneur. Dès lors il conviendra de faire intervenir plus régulièrement des entrepreneurs dans le cadre de certains cours.
Le recours à l’exemple est un passage inévitable dans le cadre d’une sensibilisation à l’entrepreneuriat. Les enseignants auraient tout intérêt à organiser de manière régulière des conférences qui permettraient de donner la parole à des entrepreneurs et à des professionnels de l’entrepreneuriat.
Nous n’entendons pas un remplacement des enseignements dispensés mais plutôt des témoignages et des récits de vie afin de partager un certain nombre de valeurs.
Il conviendra de veiller à ne pas tomber dans l’écueil qui consisterait à ne montrer que la réussite aux élèves, à leur laisser croire que créer une entreprise est ouvert à tous et que le succès est systématiquement au bout de l’aventure.
Il semble important de fournir aux élèves une perception du risque propre à l’entrepreneuriat en présentant la part de sacrifices, de doutes et d’échecs qui lui est spécifique.
Il faudra penser à faire témoigner et intervenir des personnes qui ont échoué et qui se sont relancées. En effet, notre pays souffre d’un problème de mal être vis-à-vis de la notion d’échec et c’est grâce à la dédramatisation de ce concept au plus jeune âge que nous pourrons faire comprendre aux futurs créateurs de demain que l’échec n’est non seulement pas définitif mais encore qu’il constitue une source d’apprentissage très importante.
Les objectifs de ces témoignages pourraient être les suivants :
Entreprendre : raconter et donner envie
• Faire comprendre ce qu’entreprendre signifie à savoir se mobiliser pour monter un projet à partir d’une envie. On peut prendre son avenir en main en créant son entreprise, son association, dans un groupe ou dans le secteur public. Il s’agit d’un état d’esprit.
• Donner envie d’entreprendre, en racontant ses aventures d’entrepreneurs : avec ses joies, ses difficultés, ses réussites, ses erreurs, … Faire prendre conscience qu’entreprendre constitue une source d’épanouissement et d’opportunités.
• Faire comprendre qu’entreprendre n’est pas réservé à une élite : faire naître le « entreprendre… pourquoi pas moi ? ».
L’univers professionnel : présenter les notions principales
• Les différents environnements professionnels : entreprise / association, privé / public, TPE / grand groupe, artisanat / commerce / industrie / services, entreprise individuelle / société.
• Les métiers clés de l’entreprise : commerce, marketing, finance, informatique, RH, production, …
• Les mécanismes de l’entreprise : approvisionnement chez les fournisseurs, production, vente aux clients, financement, …
• La mise en perspective des études : insister sur leur importance.
• Les grands axes d’orientation scolaire et professionnelle.
Quelques messages clés à faire passer :
• Entreprendre, c’est réaliser une envie, c’est concrétiser un projet qui nous tient à cœur. On offre ainsi une perspective positive à sa carrière professionnelle.
• Il y a plusieurs façons d’être entrepreneur : chef d’entreprise, profession libérale, commerçant ou artisan, responsable associatif, intrapreneur au sein d’un groupe ou d’un service public, … C’est une notion transversale à tous les métiers.
• Trouver sa voie professionnelle permet d’aller travailler avec plaisir, et non par contrainte. Le travail peut constituer une source d’épanouissement.
• Entreprendre est permis à tout le monde : cela ne présuppose pas d’être génial (ce qui rendrait le concept inaccessible), mais plutôt curieux, travailleur, courageux, persévérant. Cela ne présuppose pas d’être riche au départ ; il est possible d’aller chercher de l’argent auprès de ceux qui croient au projet.
• Entreprendre résulte souvent d’un travail d’équipe : les cofondateurs, les collaborateurs, les fournisseurs, les investisseurs, … La réussite est aussi affaire de rencontres, de solidarités ou encore de partenariats.
• L’échec n’est pas tragique et n’est jamais définitif. Beaucoup d’entrepreneurs réussissent après avoir surmonté un ou plusieurs échecs.
• Les difficultés liées à l’entrepreneuriat existent, on ne réussit pas à tous les coups. Il y a des risques à appréhender et des obstacles à surmonter.
• Les études et les diplômes sont importants pour réussir dans sa vie d’entrepreneur.
• Entreprendre n’est pas la seule façon de réussir sa vie professionnelle. On peut être heureux comme salarié.
• Créer et développer une entreprise, c’est également faire œuvre utile : répondre à des besoins, créer des emplois, financer la collectivité, encourager l’intégration, …
• L’entreprise n’est pas l’ennemie du salarié : elle lui apporte un emploi, un revenu, une possibilité de formation et de progression.
• Le chef d’entreprise n’est pas l’adversaire de l’employé : leurs intérêts sont liés, le succès de l’un portant celui de l’autre.
Remarque : si cette mesure est stratégique dans le cadre des actions de sensibilisation à l’entrepreneuriat qui doivent être mises en place dans le cadre de l’enseignement secondaire, elle devra également continuer à être appliquée dans le cadre de toutes les filières de l’enseignement supérieur.
Date : 25 novembre 2007 | Catégorie(s) : Enseignement, Entrepreneuriat
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Proposition n°10 : multiplier les visites en entreprises au collège :
L’enseignement de l’entrepreneuriat passe par le fait d’aller sur le terrain pour comprendre ce qu’est une entreprise et comment elle fonctionne. Ces visites en entreprises permettent de matérialiser un concept qui n’est pour la plupart des élèves que mots ou images, souvent influencé par ce qu’ils entendent lorsque leurs parents parlent de leur travail, de leurs collègues ou de leur patron. Il faut donner à voir à nos jeunes aussi bien ce qu’est le travail à la chaîne que le quotidien d’un entrepreneur individuel, d’un dirigeant de PME ou d’un dirigeant de grand groupe. Ils ont besoin de découvrir le monde de l’entreprise avant d’avoir à faire des choix sur leurs orientations professionnelles dont les premières échéances arrivent dès la classe de 4ème.
On pourrait par exemple imaginer l’organisation dans chaque région d’une journée portes ouvertes des entreprises qui permettrait aux élèves et à leurs professeurs de visiter différentes sociétés. Les entreprises consacreraient cette journée à l’accueil des élèves, leur feraient visiter leurs locaux, leurs usines et leur expliqueraient tout simplement comment elles fonctionnent. Cette journée serait une opération nationale, placée sous le patronage du ministre de l’Education nationale. Dans ce cadre, les collèges doivent s’organiser pour libérer une journée par an et les entreprises volontaires consacrent cette journée à l’éducation nationale, ce qui peut être considéré comme relevant de leur responsabilité sociétale. C’est une manière pour les chefs d’entreprises de transmettre et de faire partager leur passion pour inciter d’autres à en faire de même. Ce type d’action devrait être prise en compte dans les grilles de notation des agences de développement durable, dans une rubrique plus large : « que font les entreprises en faveur du développement de l’entrepreneuriat en France ? ».
Déroulé de la journée :
- visite d’une première entreprise le matin (2h) et d’une seconde entreprise l’après-midi (2h) ;
- durant ces deux heures, une heure sera consacrée à la visite même du site ainsi qu’à la présentation du chef d’entreprise (son parcours, ses activités, ses succès, ses difficultés, …) et une heure sera réservée aux questions de collégiens et à la réponse du dirigeant.
Tout jeune sortant du collège aura ainsi rencontré à la fin de la troisième 8 chefs d’entreprises.
Cette initiative permet de :
- aider les élèves dans leur orientation ;
- rapprocher les élèves de la réalité concrète du monde de l’entreprise ;
- maintenir la dimension rêve et réalisation de soi chez les jeunes ;
- susciter des vocations.
Ces visites pourraient éventuellement être étendues aux technopoles, aux CEEI et aux incubateurs.
Date : 23 novembre 2007 | Catégorie(s) : Enseignement, Entrepreneuriat
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Dans un entretien qu’il a accordé au Figaro le 7 novembre 2007, René Ricol, Président du cabinet d’expertise financière Ricol-Lasteyrie et Associés ainsi que du réseau “Tous pour l’emploi” invite le gouvernement à prendre une autre voie pour accélérer la croissance.
Il nous rappelle que si le rythme des créations d’entreprises s’est accéléré ces dernières années, la France n’a toujours pas réglé son problème de stock. Il nous manque encore entre 600.000 et 1 million d’entreprises : des PME qui doivent nous permettre de créer les emplois qui nous manquent.
René Ricol défend avec force la mise en place d’un réseau de proximité. Selon lui, si on arrive à rapprocher les structures d’aides à la création d’entreprises des individus, alors on pourra immédiatement créer 100.000 emplois en plus.
Pour autant, il n’est pas nécessaire de vouloir créer un nouveau réseau de proximité … Ce réseau existe et on ne l’utilise pas ! Il est constitué par les Organismes des Gestion Agréés. Il y a en France plus de 1.000 centres, répartis sur tout le territoire. Chaque français qui a une idée a donc potentiellement un interlocuteur à proximité de chez lui.
Les Organismes de Gestions Agréés ont été créés dans les années 1970 pour sécuriser les déclarations fiscales des artisans, des commerçants et des professions libérales. Leurs missions mériteraient aujourd’hui d’être élargies afin qu’ils deviennent des points de contact pour la création d’entreprises.
Il y a là une idée simple, de bon sens mais qui pourtant n’a pas encore été mise en place ! Cette idée mériterait d’être rapidement mise en place par le Secrétaire d’Etat en charge des PME Hervé Novelli. Il là un réseau de proximité assez exceptionnel pour favoriser la création d’entreprises !
Date : 18 novembre 2007 | Catégorie(s) : Entrepreneuriat
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