Edito

Ce blog est un carnet de notes et de réflexions sur la France, ses atouts, ses difficultés et ses enjeux. Je l'ai créé pour générer des discussions autour des thèmes qui me sont chers ou qui me semblent importants. Je nourris ainsi à mon échelle le dialogue politique en ligne.

Je relaie souvent ce que disent les autres, notamment des personnalités issues de la société civile, afin d'établir un lien permanent avec les hommes et les femmes politiques.

J'espère que vous trouverez en parcourant mon blog un certain nombre d'idées et de propositions concrètes et innovantes. Je vous invite vivement à participer au débat en laissant des commentaires.

Thomas Legrain

Que prévoit a priori la loi de modernisation de l’économie pour les entrepreneurs ?

Plusieurs mesures inscrites dans la loi de modernisation de l’économie devraient permettre de faciliter la gestion des TPE / PME:

1- La loi prévoit que tant qu’un dirigeant d’entreprise n’encaissera rien, il ne paiera pas de charge. L’idée serait que les prélèvements fiscaux et sociaux soient forfaitisés afin que les dirigeants puisse connaître exactement le montant des charges qu’ils auront à payer en fonction de leur chiffre d’affaires. Ces prélèvements pourraient s’élever à 13% du chiffre d’affaires pour le secteur du commerce et 23% du chiffre d’affaires pour le secteur des services.

2- Les individus qui exercent une “activité indépendante accessoire” (retraités, salariés, …) ne seront plus obligés de s’immatriculer au registre du commerce s’il ne dépensent pas un certain seuil de chiffre d’affaires.

3- La protection du patrimoine de l’entrepreneur individuel à l’égard de ses créanciers pourrait être étendue à tous ses biens fonciers (alors qu’aujourd’hui seule la résidence principale est protégée).

4- Les délais de paiement devraient être réduits à 60 jours et les pénalités de retard doublées.

5- Il ne devrait plus y avoir besoin d’autorisation pour transformer des locaux d’habitation en locaux commerciaux si on est au rez-de-chaussée. Les autorisations devraient être simplifiées pour les HLM.

6- Les PME innovantes devraient pouvoir bénéficier d’un régime préférentiel en matière d’accès à la commande publique.

7- La réduction d’impôt au titre des emprunts sera étendue à tous ceux qui rachètent au moins 25% d’une société (contre 50% actuellement). Le plafond d’intérêt qui sert au calcul de la réduction d’impôt est doublé et passe à 20.000 euros pour une personne et 40.000 pour un couple.

8- La loi veut faire converger à 3% les taux de mutation, quel que soit le statut des sociétés alors qu’il est actuellement compris entre 1,1% et 5%. Ces droits pourraient être ramenés à zéro lors d’un rachat par les salariés, dès lors que la valeur du fonds ou des titres est inférieure à 300.000 euros.

9- Les personnes qui sortent de prisons pourront recréer une entreprise au bout de 5 ans (contre 10 ans actuellement).

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Thomas Legrain, Président de TL Conseil

Date : 26 avril 2008 | Catégorie(s) : Entrepreneuriat
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Les “tops et les flops” des TPE en 2007

Banque Populaire

Logo FCGA - Fédération des Centres de Gestion Agréés

L’enquête annuelle de la Fédération des Centres de Gestion Agréés (FCGA), réalisée en partenariat avec le groupe Banque Populaire, passe en revue les performances économiques des petites entreprises en 2007. Secteur par secteur, profession par profession, coup de projecteur sur les « tops et les flops » des TPE de l’artisanat, du commerce et des services.

Globalement le chiffre d’affaires des petites entreprises, toutes activités confondues, enregistre une progression de 3% en 2007. Comparativement à l’année 2006, c’est pratiquement un point de mieux (+ 0,96%). Sur les 11 grands secteurs analysés, un seul est en repli (Culture et Loisirs : -1%).

Au total, ce sont 47 professions de l’artisanat, du commerce et des services qui sont passées au crible dans cette étude exclusive FCGA-Banque Populaire. D’où la grande disparité des performances constatées au sein d’un même secteur d’activité. Principaux enseignements de ce palmarès des TPE en 2007.

Podium

1. Les carreleurs : +15,3%
Les spécialistes des céramiques et faïences occupent la première marche du podium avec un taux d’accroissement de leur chiffre d’affaires trois fois supérieur à la moyenne du secteur (+4,9% dans le bâtiment) et quatre fois plus important qu’en 2006 (+3,5%).

2. Les taxis et ambulances : +8,7%
En deuxième position, les transporteurs de personnes gagnent pas loin d’un point de croissance par rapport à l’année 2006 (+7,8%). Un temps menacés par une proposition de la Commission Attali visant à déréglementer l’accès à la profession, les artisans taxis (80% des quelque 45 000 chauffeurs en activité en France) se sont fortement mobilisés pour que cette mesure ne soit pas reprise par le gouvernement.

3. Les couvreurs : + 8,6%
En troisième position, les entreprises de couverture affichent une belle progression d’activité. Largement supérieure à l’indice global (3%), cette performance témoigne de la vitalité d’un métier en plein essor. Et qui manque d’ailleurs de bras pour satisfaire une demande toujours soutenue.

4. Les électriciens : +8,5%
A la quatrième place, les électriciens font néanmoins jeu égal avec les couvreurs. Il aurait été injuste de pas les mettre en exergue, eux aussi, dans ce palmarès (même s’il n’y a que trois places sur le podium…). Portés par un marché en pleine expansion valorisé à 24 milliards d’euros, ils ont bénéficié d’une augmentation significative des chantiers publics et privés en 2007.

Révélations

1. Les commerces de vêtements pour enfants : +8,4%
Après une année 2006 décevante (-01%), les magasins de vêtements pour enfants retrouvent le chemin de la croissance en 2007. C’est la plus forte progression de chiffre d’affaires du secteur « Equipement de la personne » dont l’activité globale est nettement inférieure à la moyenne : +1,1% seulement.

2. Les agences immobilières : +3,7%
Elles avaient enregistré un recul historique en 2006 (-11,2%). L’année dernière, l’activité transac-tionnelle a plutôt bien redémarré. Mais avec un marché en net ralentissement, 2008 devrait être une nouvelle année difficile pour les agences immobilières.

Dans le rouge

1. Les entreprises de terrassement et travaux publics : -6,8%
Après une année 2006 exceptionnelle (+17%), l’activité s’effondre en 2007. Tous secteurs confondus, les terrassiers enregistrent la plus importante diminution de chiffre d’affaires de l’année. Touchés de plein fouet par l’augmentation du prix des matériaux et les difficultés d’accès à la commande publique, ils sont également souvent exposés aux aléas de la sous-traitance.

2. Les magasins d’articles de sport, pêche et chasse : -6,8%
En compétition sur un terrain hyper concurrentiel, les détaillants d’articles de sport, pêche et chasse s’essoufflent. Etranglés par les grandes enseignes spécialisées et l’offre de la grande distribution, les commerçants indépendants ont de plus en plus de mal à préserver leurs parts de marché des assauts de leurs rivaux.

3. Les commerces de vaisselle-verrerie-faïence : -6,3%
Même s’ils réduisent légèrement leurs pertes par rapport à l’année 2006 (-7,9%), ces points de vente restent dans le rouge. Sévèrement concurrencés par des enseignes spécialisées dans les arts de la table, ils ne parviennent visiblement pas à valoriser leurs avantages spécifiques.

4. Les magasins de meubles : -5,6%
Le recul s’accentue cette année chez les professionnels de l’ameublement. Notamment sur le marché de l’entretien-restauration, généralement plus fragile que celui de la vente de meubles. Même si certains articles se vendent plutôt mieux (literie, cuisines, meubles de salles de bain…), l’ensemble du secteur est confronté à une diminution préoccupante de la clientèle.

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Philippe Paillet, Président de la FCGA

Date : 18 avril 2008 | Catégorie(s) : Economie
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EMLYON et KPMG fondent le World Entrepreneurship Forum

La première édition du World Entrepreneurship Forum se déroulera à Evian les 13, 14 et 15 novembre 2008.

Placé sous le haut patronage de Monsieur Nicolas Sarkozy, Président de la République, cet événement constitue le premier think tank de dimension internationale consacré à l’entrepreneur et à son rôle dans la société. Appelé à devenir le rendez-vous annuel incontournable de l’entrepreneuriat, il se veut un lieu indépendant de recherche, de rencontres et de débats.
Véritable observatoire des meilleures pratiques et des savoir-faire dans le monde, le World Entrepreneurship Forum se donne pour objectif d’œuvrer à la diffusion d’une vision de l’entrepreneur créateur de richesse économique et de justice sociale.
Comme le précise Patrick Molle, Directeur Général d’EMLYON, « C’est cette conviction qui nous anime. La philosophie du Forum tient d’ailleurs dans 3 mots essentiels : « conviction », mais aussi « devoir » car c’est notre mission de former des managers forts d’un esprit d’entreprendre socialement responsables, et « amour-propre » car nous avons à cœur de redorer l’image entrepreneuriale de la France, trop souvent mise à mal, à tort, tant à l’international que sur son territoire même ».
Pour Jean-Luc Decornoy, Président du directoire de KPMG, « Il est essentiel de réconcilier entrepreneuriat et justice sociale, deux notions trop souvent opposées. C’est pourquoi il nous a semblé être le prolongement naturel de nos convictions et de notre stratégie que d’être membre fondateur du World Entrepreneurship Forum, auquel je suis heureux d’apporter toute l’étendue de notre réseau de compétences et de professionnels ».

En faisant avancer la réflexion autour de l’esprit d’entreprendre, le World Entrepreneurship Forum entend influencer utilement le débat sur un plan mondial, fournissant aux décideurs politiques et économiques des analyses et des recommandations concrètes et innovantes.

Le think tank proprement dit réunira environ 70 personnalités internationales : entrepreneurs, hommes et femmes du monde politique, experts, philosophes… qui partagent cette croyance en un entrepreneur créateur de richesse économique et de justice sociale. Michel-Edouard Leclerc, Président de l’association des centres de distribution E. Leclerc, l’un des tous premiers chefs d’entreprise à avoir rejoint les membres français du think tank précise : « Face aux difficultés que nous pouvons rencontrer à valoriser l’entrepreneuriat, nous aurons un lieu où échanger et faire tomber les barrières idéologiques ».
Ces échanges se dérouleront à huis clos, dans le cadre de commissions de travail sur une problématique clairement ciblée et identifiée en amont par un comité d’orientation scientifique constitué de 8 chercheurs, tous experts mondiaux dans le domaine de l’entrepreneuriat.

Conférence de presse de lancement du World Entrepreneurship Forum le 2 avril 2008 au Sénat
Conférence de presse de lancement du World Entrepreneurship Forum le 2 avril 2008 au Sénat

Un World Entrepreneurship Forum Junior sera organisé chaque année quelques mois avant le World Entrepreneurship Forum. Des étudiants venus de tous horizons se réuniront avec pour objectif de donner leur vision de l’entrepreneuriat de demain. Leur rapport issu de ces séances alimentera également les débats du World Entrepreneurship Forum. La 1ère édition aura lieu à Shanghai en juillet 2008.

Quatre prix seront remis dans le cadre du World Entrepreneurship Forum et viendront récompenser un entrepreneur, une initiative dans le domaine de l’entrepreneuriat social, une initiative entrepreneuriale mise en place par une personnalité politique et enfin une initiative portée par un représentant du monde académique.

EMLYON et KPMG, fondateurs de l’évènement, ont la ferme intention de poursuivre la promotion de l’entrepreneur en tant qu’acteur clé du monde de demain au-delà de l’évènement. Le World Entrepreneurship Forum donnera lieu à des publications et à des actions de communication et de lobbying. Première étape, le lancement du site internet du World Entrepreneurship Forum, qui est en ligne depuis le 2 avril 2008 : www.world-entrepreneurship-forum.com

D’autres objectifs sous-tendent le think tank : stimuler la recherche en entrepreneuriat, initier et faire grandir un réseau d’intervenants experts de haut niveau…

Le World Entrepreneurship Forum a d’ores et déjà reçu le soutien du Sénat, de l’Assemblée Nationale, du Ministère de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi, du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, et de l’OCDE qui sont partenaires de l’évènement.

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Valérie Jobard, responsable des relations presse d'EMLYON et Marie-Béatrice de Crespin, responsable des relations presse de KPMG

Date : 16 avril 2008 | Catégorie(s) : Entrepreneuriat
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Propositions pour supprimer l’IFA en tenant compte des contraintes budgétaires de l’Etat

Béchir Chebbah, Président de l\'UNASA

Exposé des motifs :

L’imposition forfaitaire annuelle des sociétés (articles 223 septiès à 223 noniès du CGI), plus communément connue sous l’appellation IFA constitue désormais une imposition distincte de l’impôt sur les sociétés.
Cette imposition en l’état actuel concerne les personnes morales soumises à l’IS, sauf celles réalisant un chiffre d’affaires inférieur à 400 000 € par an, et les personnes morales expressément prévues par le CGI.

L’imposition forfaitaire annuelle constitue désormais une charge déductible du résultat fiscal.
Dans les projets du gouvernement, il est prévu d’élargir le champ des entreprises qui seront exonérées de l’IFA.

Propositions :

Compte tenu des missions d’intérêt général réalisées par les organismes de gestion agréés, et dans le cadre de la réflexion sur les moyens à mettre en œuvre pour pérenniser ces derniers, nous soumettons à réflexion deux propositions :

• Proposition 1 :
- Maintenir le périmètre actuel des personnes morales soumises à l’IFA (sauf pour la condition de chiffre d’affaires)
- Exonérer de l’IFA les personnes morales qui réalisent moins de 7 500 000 € de CA par an et qui adhèrent à un OGA

• Proposition 2 :
- Elargir le périmètre actuel de l’imposition forfaitaire annuelle à toutes les entreprises soumises à l’IS et à l’impôt sur les revenus dans la catégorie des BIC, BNC et BA.
- Exonérer de l’IFA les très petites entreprises dont le CA ne dépasse pas le seuil du régime micro
- Exonérer de l’IFA les personnes morales ou physiques dont le CA ne dépasse pas 7 500 000 € par an qui adhèrent à un OGA.
- Porter le montant minimum de l’IFA à 1 500 € par an (pour la tranche de CA allant de la limite du régime micro à 750 000 € de CA par an)
- Supprimer la majoration de 1.25 sur les revenus des BIC, BNC, BA non adhérents d’un OGA. (article 158 du CGI)

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Béchir Chebbah, Président de l'UNASA

Date : 10 avril 2008 | Catégorie(s) : Politique
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Comment rédiger un bon business plan ?

Pour rédiger un bon business plan, vous devez avant tout vous poser les bonnes questions :

1- Sur quelle idée repose mon projet ? Cette idée est-elle originale ? Peut-elle donner lieu à la création d’une entreprise ?

2- Ai-je les compétences nécessaires pour transformer mon idée en entreprise ?Suis-je un entrepreneur ? Comment mon équipe doit-elle être structurée ? De quelles compétences ai-je besoin ?

3- Sur quel marché mon entreprise va-t-elle être positionnée ? Quelle est la taille de ce marché ? Son taux de croissance ? Comment les différents acteurs sont-ils positionnés ? Quelle est l’intensité de la concurrence ?

4- Qu’est ce que le concept que je souhaite développer apporte au marché par rapport à tout ce qu’offre actuellement les différents acteurs ? Quels sont mes atouts par rapport à es futurs concurrents ? Mes faiblesses ?

5- Quelle sont les barrières à l’entrée dont je dispose ? Barrières technologiques, barrières en terme de partenariats stratégiques ?

6- Quelles sont mes sources de revenu ? Mes clients cibles ?

7- Comment vais-je réussir à entrer sur le marché, à quel rythme, à quel coût ?

8- Quel va être mon chiffre d’affaires dans les trois prochaines années ? Quelles vont être mes charges ? A partir de quelle année mon entreprise va-t-elle être rentable ? Quels sont mes besoins de financement pour démarrer ?

9- Quel est mon plan de développement à court terme ? A moyen / long terme ? Pour respecter ce plan de développement, quelles actions vais-je devoir mener en terme de recrutement, de marketing, de communication, de partenariat, de financement ?

10- Mon projet va-t-il intéresser des investisseurs ? Pourquoi ? Quelle sont les possibilités de sortie pour un investisseur ?

Une fois que vous avez répondu honnêtement à toutes ces questions et que vous sentez que votre projet est solide, vous devez organiser votre business plan autour d’idées fortes et trouver pour chaque idée une analyse pertinente qui permettra d’illustrer cette idée et par conséquent de convaincre vos interlocuteurs.

Votre business plan doit être structuré comme une démonstration mathématique. Il doit y avoir une logique claire, un fil conducteur et des arguments solides. N’oubliez pas que l’objectif d’un business plan est de convaincre un investisseur d’investir sur votre entreprise. Pour le convaincre, il faut avant tout que vous soyez à 100% convaincu vous même de votre argumentaire.

Si le fond est capital, n’oubliez pas la forme :

1- un agenda / un sommaire

2- un titre sur chaque slide qui fait systématiquement passer un message

3- des slides pas trop chargées qui véhicules des concepts importants

4- des analyses qui soutiennent les concepts

5- des illustrations sous forme de photos / de logos

6- entre 20 et 25 pages

7- prévoir des annexes

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Thomas Legrain, Président de TL Conseil

Date : 9 avril 2008 | Catégorie(s) : Entrepreneuriat
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