Edito

Ce blog est un carnet de notes et de réflexions sur la France, ses atouts, ses difficultés et ses enjeux. Je l'ai créé pour générer des discussions autour des thèmes qui me sont chers ou qui me semblent importants. Je nourris ainsi à mon échelle le dialogue politique en ligne.

Je relaie souvent ce que disent les autres, notamment des personnalités issues de la société civile, afin d'établir un lien permanent avec les hommes et les femmes politiques.

J'espère que vous trouverez en parcourant mon blog un certain nombre d'idées et de propositions concrètes et innovantes. Je vous invite vivement à participer au débat en laissant des commentaires.

Thomas Legrain

Portrait de Tita A. ZEÏTOUN, une citoyenne investie dans la promotion de la femme active.

Licenciée en Droit des Affaires, expert-comptable et commissaire aux comptes, écrivain, économiste, présidente d’association (Action de Femme), Tita A. Zeïtoun cumule les initiatives et les exceptions : dans des métiers hautement masculinisés, elle est également l’une des très rares femmes à diriger une société d’audit (Boissière Expertise Audit, créé en 1974) qui détient des mandats dans des sociétés cotées en bourse.

C’est de plus une citoyenne investie qui met son expertise professionnelle et son énergie de femme active au service de la collectivité.

Au Conseil Supérieur de l’Ordre des Experts Comptables, Tita A. Zeïtoun a été Présidente de la Commission des collectivités locales, des associations et de l’environnement et Co-présidente du comité des Grandes Entreprises. En 2006, elle devient Présidente de la Commission Environnement, et créé « le Club Développement Durable » pour permettre aux agents économiques de tous horizons de s’imbiber de cette matière encore très peu connue des confrères experts-comptables.

Tita A. Zeïtoun assume ces responsabilités, comme toujours, avec rigueur, ténacité et une inépuisable énergie : « Depuis, trente ans, j’agis fortement pour valoriser deux professions dont la complémentarité est méconnue « expertise comptable et commissariat aux comptes » et plus récemment, pour promouvoir le rôle de la femme dans les instances de décision. J’ai acquis une forte expertise en matière de gouvernance d’entreprise. Ma position au CSOEC, constitue une reconnaissance de ma valeur ajoutée que j’estime légitime de mettre au profit de la profession et des entreprises. »

Elle possède une forte expertise dans les domaines professionnels qu’elles affectionnent : gouvernance d’entreprise, procédures de contrôle interne, normes IFRS, consolidation, audit d’acquisition, évaluation, externalisation. Sa technicité juridique, comptable et fiscale lui permet d’être « l’appui conseil » auprès de ses clients. Un « coach technique» dit-elle.

Professionnelle unanimement reconnue, Tita A. Zeïtoun est également une citoyenne investie dans la promotion de la femme active. Elle est animée d’une volonté inébranlable et possède une énergie hors du commun.

En 1977, elle a créé « Action de Femme », une association destinée à promouvoir la place des femmes dans les conseils d’administration des entreprises et leur rôle actif dans les lieux de décision.

Elle est l’auteur de trois ouvrages : deux d’entre eux traitent de la position de la femme dans les centres de décision « Femmes : pouvoir et entreprises » (2001) et « Femmes d’influence et le gouvernement d’entreprise » (2004), le troisième est un essai qui fait un trait d’union entre éducation et économie « L’Avenir…. Le ventre de nos mères !!!!!!! » (2007)

Elle créé en 2008, l’association « Économistes et Femmes du Chiffre », toujours dans le domaine des métiers hautement masculinisé, pour prouver si besoin en était, qu’il n’existe pas de domaine dont les femmes sont exclues.

Selon ses propres termes Tita A. Zeïtoun tire son énergie de « l’espoir de donner aux femmes actives les moyens de leurs compétences »

Tita A. Zeïtoun a été nommée Chevalier dans l’Ordre National de la Légion d’honneur en 2001 et Officier dans l’Ordre National du Mérite par le Président de la République en 2008.

Elle est mère de trois jeune gens.

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Thomas Legrain, Président de TL Conseil.

Date : 10 décembre 2008 | Catégorie(s) : Portrait, Réflexions diverses
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Il est temps de juger l’ISF en fonction de son efficacité économique et sociale !

L’ISF coûte au moins deux fois plus cher à l’Etat qu’il ne lui rapporte dès lors qu’il constitue une source importante de sorties de capitaux.

Un taux progressif est appliqué sur la valeur du patrimoine selon un barème qui va :

  • de 0,55% pour les foyers fiscaux qui disposent d’un patrimoine net de plus de 760.000 euros,
  • à 1,8% du patrimoine, au-delà de 15,2 millions d’euros de patrimoine.

Différents abattements doivent être pris en compte pour estimer la valeur du patrimoine :

  • une décote de 20% de la valeur de la résidence principale
  • une exonération sous certaines conditions des parts détenues dans une entreprise lorsque le redevable en est l’un des dirigeants,
  • une exonération pour les œuvres d’art.

Il est à noter que les 2% de contribuables qui possèdent un patrimoine supérieur à 6 millions d’euros contribuent pour environ 35% au produit de l’ISF. Le produit de l’ISF est donc très lié au comportement de ces personnes. Or elles ont tendance à quitter notre pays … On estime que plus de 200 milliards d’euros de capital appartenant à des individus redevables de l’ISF sont sortis de France depuis 1997.

Ces départs sont problématiques pour plusieurs raisons:

  • ces individus ne payent plus leurs autres impôts en France,
  • ils génèrent de l’activité et de la consommation à l’étranger, et non plus en France,
  • avec leur départ, c’est une source de financement des entreprises qui disparaît.

En poussant les français les plus riches à se domicilier fiscalement à l’étranger, l’ISF réduit paradoxalement les recettes fiscales de l’Etat et accroît mécaniquement la part du fardeau fiscal que doivent assumer les pauvres.

Face à cette situation, les politiques ont aujourd’hui plusieurs possibilités :

  1. Contrôler strictement les sorties hors de France, ce qui n’est pas vraiment dans l’air du temps dans la mesure où c’est contraire à notre Constitution ainsi qu’au principe de la libre circulation en Europe.
  2. Aménager l’ISF jusqu’à le rendre inopérant. C’est l’approche que semble avoir choisie le gouvernement actuel en mettant en place le bouclier fiscal. Ce choix, s’il a l’avantage d’être sur celui qui engendre la résistance politique la plus faible, est source d’une grande complexité.
  3. Supprimer purement et simplement l’ISF. C’est l’approche qui serait de loin la plus simple et la plus logique économiquement. D’autres pays européens l’ont fait entre 1993 et 2006 : l’Allemagne, le Danemark, les Pays Bas, l’Autriche ou encore la Finlande.

Si la suppression de l’ISF entrainerait une perte d’environ 3,7 milliards de recettes fiscales, on aurait en contrepartie un gain d’assiette pour les autres impôts. En effet, on retiendrait à coup sûr des fortunes qui ont tendance à s’en aller aujourd’hui et tout laisse à penser que des capitaux reviendraient en France. Au total les rentrées pour l’Etat devraient très rapidement et très largement dépasser ces 3,7 milliards d’euros annuels.

Le débat sur l’ISF est aujourd’hui un débat exclusivement idéologique car personne ne peut nier son inefficacité sociale et économique.

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Thomas Legrain, Président de TL Conseil.

Date : 10 décembre 2008 | Catégorie(s) : Economie, Politique
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Lancement de l’Institut Sage

Vous êtes entrepreneur ou dirigeant d’entreprise ?

Président de Sage en France, j’ai décidé de créer l’Institut Sage afin d’accompagner les entrepreneurs dans la réussite de leurs projets.

Sage équipe une entreprise sur deux et observe les besoins de 60.000 entreprises chaque année.

L’Institut Sage permet le partage de cette connaissance et offre une plateforme d’échanges entre entrepreneurs grâce à son espace collaboratif sur son site www.institut-sage.com.

Le premier thème de l’Institut est la reprise d’entreprises.

La conviction de l’Institut Sage : qui mieux qu’un entrepreneur pour accompagner un autre entrepreneur ?

Rejoignez cette communauté d’entrepreneurs sur www.institut-sage.com !

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Pascal Houillon, Président de Sage en France

Date : 10 décembre 2008 | Catégorie(s) : Entrepreneuriat
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Intervention d’Agnès Bricard au Congrès national des Tribunaux de Commerce le vendredi 21 novembre 2008.

L’intelligence comptable et financière pour les PME : un nouveau territoire de l’intelligence économique (IE).

L’intelligence économique est un enjeu des pouvoirs publics, notamment pour le soutien des activités stratégiques des PME. C’est un atout pour assurer la pérennité des organisations. Elle est donc indispensable au développement de l’entreprise.

Depuis 2005, les préfets ont une mission permanente d’IE et les trésoreries générales des finances se sont dotées de chargés de mission régional à l’IE (CRIE) qui relèvent de l’autorité du coordinateur ministériel à l’IE Cyril Bouyeure.
Le CRIE apporte aux entreprises une assistance en collaboration avec des experts-comptables pour définir et structurer une démarche d’intelligence économique, à savoir :

  • une veille (où chercher l’information ? Comment la valider ? A qui la diffuser ?),
  • la protection des informations et des actifs de l’entreprise (comment et auprès de qui les protéger ? Quels sont les services de l’Etat experts en sécurité ?),
  • une stratégie d’influence et de lobbying.

L’intelligence comptable et financière est aujourd’hui largement pratiquée par les grands fonds d’investissement et la plupart des banques d’affaires. Avec l’appui des experts-comptables il est possible de la mettre en place dans les PME.

Il est nécessaire de réduire l’incertitude à laquelle les entreprises sont soumises. A ce titre, j’ai proposé la création à partir du plan de comptes d’alertes professionnelles et la mise en place d’actions d’IE afin de sécuriser les entreprises. Il s’agit là du volet défensif de l’intelligence comptable et financière. Il existe également un volet offensif qui consiste pour les entreprises à saisir les opportunités de développement à partir d’une stratégie de veille structurée :

  • détection d’alliances (stratégie des concurrents),
  • détection d’activités de recherche et de développement,
  • détection des dépôts de brevets.

Tous les chefs d’entreprises sont concernés par cette démarche d’intelligence économique. Accompagnés de leur expert-comptable, ils doivent être capables de mettre en place en interne des alertes professionnelles fondées sur une cartographie des risques adaptée à :

  • leur secteur d’activité,
  • leur organisation (centralisée autour du dirigeant ou décentralisée avec la création d’échelons intermédiaires),
  • leur structure de financement,
  • la composition de leur actionnariat,
  • leur dépendance vis-à-vis des tiers.

Ils doivent également mettre en œuvre des actions d’intelligence économique permettant de réduire les risques auxquels ils sont exposés.
Ces alertes internes permettront d’anticiper réellement les difficultés des entreprises et ce ne seront que les accidents qui nécessiteront la mise en place des alertes externes telles que l’alerte légale du commissaire aux comptes ou l’alerte du tribunal de commerce.

Nous devons tous noter que les inscriptions de privilèges sur lesquelles s’appuient les tribunaux de commerce pour convoquer les chefs d’entreprises dans le cadre de leur mission de prévention sont vouées à disparaître. En effet, seule la moitié des 27 pays d’Europe les pratiquent encore. Par ailleurs, la crise telle que nous la connaissons aujourd’hui ne peut que précipiter plus rapidement les entreprises dans les dépôts de bilan, les inscriptions de privilèges étant des alertes trop rapides, les crédits étant immédiatement coupés par les banquiers.
D’autre part, le dépôt des comptes annuels au greffe du Tribunal de Commerce, également source d’alerte pour les tribunaux (perte de la moitié du capital, …) devrait également disparaître. Le secret des affaires tel qu’Alain Juillet nous l’a précisé devrait conduire à la suppression du dépôt des comptes annuels, à l’identique des pays anglo-saxons et de l’Allemagne par exemple.

Autrement dit, faire du plan de comptes un outil intelligent pour identifier et analyser de façon dynamique des indicateurs (sous capitalisation au regard de sa stratégie de développement et de ses investissements ou encore trop grande dépendance à l’égard d’un tiers) qu’il sera vital de savoir interpréter et anticiper permettra à l’entreprise d’assurer son développement pérenne sans attendre d’interventions externes susceptibles d’avoir du retard.

Un exemple de compte tel que le capital (compte 101) :
Une veille devra être assurée sur les statuts et les registres de titres ; une alerte professionnelle devra être mise en place sur la répartition égalitaire du capital, le risque identifié étant la dissension entre associés. Des mesures d’intelligence économiques devront être mises en place telles que la rédaction d’un pacte d’actionnaires, la souscription d’une assurance fonds de prévention pour remboursement des honoraires des accompagnants.

La généralisation d’un tel dispositif permettra de renforcer et de faire grandir les PME d’une part et de réduire les destructions de valeur liées aux dépôts de bilan d’autre part. Ce renforcement contribuera à la croissance économique de notre pays.

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Agnès Bricard, ancienne présidente du CIP national, présidente du Club Secteur Public et en charge de l’Intelligence Economique au Conseil Supérieur de l’Ordre des Experts-Comptables.

Date : 4 décembre 2008 | Catégorie(s) : Intelligence Economique
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L’entraînement continue malgré un souci de genou !

Je continue à faire des courses malgré un souci au genou qui est apparu au 30ème kilomètre du marathon de Lausanne.
Pénalisé par ce genou, j’ai fait 4h01 au marathon de Lausanne le 26 octobre … Frustrant de devoir finir un marathon en étant blessé mais c’est la loi de la course à pied !

J’ai également couru le semi marathon de Boulogne le dimanche 16 novembre (1h40) et les 16km de Garches dimanche 23 novembre (1h15) … avant de me décider à aller voir un médecin car la douleur ne passait pas, bien au contraire.

Après un rendez-vous avec un excellent médecin du sport que je ne saurais que trop vous recommander (Dr Cascua ; centre de traumatologie du sport de la Défense ; tél. : 01 47 78 42 46), je suis allé faire une IRM le 1er décembre à la clinique du sport ( 36, boulevard Saint Marcel 75005 Paris ; tél. : 01 40 79 40 80).

Le diagnostic est le suivant :

  • Minime épanchement articulaire,
  • Présence d’une petite bursite en regard de l’insertion distale des tendons de la patte d’oie,
  • Présence d’une tendino bursite du fascia lata sous forme d’une collection liquidienne hypersignal T2.

On m’a fait une infiltration dans le genou le 2 décembre. En parallèle, j’ai repris rendez vous pour le 5 décembre chez le podologue (Stéphane Cardin à Courbevoie) afin de voir s’il peut améliorer mes semelles et chez le kiné (Denis Vincent, toujours à la clinique du sport avec lequel je suis reparti pour 20 séances).

Le médecin qui m’a fait l’infiltration (le Dr Chemla) m’a dit de m’arrêter de courir jusqu’à la fin de la semaine.

J’espère que l’infiltration aura fait de l’effet dimanche prochain (7 décembre) puisque je fais les 15km de Châtenay-Malabry.

A suivre …

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Thomas Legrain, Concurrent du Marathon des Sables 2009

Date : 4 décembre 2008 | Catégorie(s) : Ultra-marathons
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