Ce blog est un carnet de notes et de réflexions qui a pour objectif de générer des discussions autour de thèmes qui me sont chers et sur lesquels l'équipe de TL Conseil intervient. J'aborde notamment des thématiques comme le lobbying, la communication d'influence, l'intelligence économique ou encore l'innovation et l'entrepreneuriat. Ces sujets font également l'objet de débats dans le cadre du Networking & Business Club. A travers ce blog, je souhaite nourrir, à mon échelle, le dialogue politique en ligne. Je relaie souvent ce que disent les autres, notamment des personnalités issues de la société civile, afin d'établir un lien permanent avec les hommes et les femmes politiques. J'espère que vous trouverez en parcourant mon blog un certain nombre d'idées et de propositions concrètes et innovantes. Je vous invite vivement à participer au débat en laissant des commentaires. Thomas Legrain

  • 6 déc 2005
  • 0

Grandes entreprises et PME : partager une culture de l’innovation

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (Pas encore de vote)
Loading ... Loading ...

Parmi les différents acteurs capables d’accompagner les jeunes PME, les grandes entreprises sont les plus à même de le faire. L’Etat n’en n’a pas les moyens, les investisseurs s’intéressent principalement aux entreprises hautement technologiques ou aux entreprises matures, les banques ne prennent pas ce type de risque et ont des contraintes de rentabilité à court terme. Quant à l’idée du gouvernement consistant à créer des fonds d’investissement de proximité (FIP), financés par des épargnants en contre partie d’une optimisation fiscale, c’est vouloir faire jouer au contribuable un rôle que les banquiers et les investisseurs ne veulent pas endosser, à juste titre. Pour être rentables, les FIP vont inévitablement s’orienter vers les entreprises les plus matures, ce qui ne résoudra pas le problème des jeunes entreprises.
La solution passe par les grandes entreprises. Leur rapprochement avec les jeunes PME peut relever de deux logiques : d’une part la recherche de nouvelles technologies ou de nouveaux marchés en finançant ou en rachetant des start-up, avec l’essaimage, les fonds corporate. Force est de constater que l’impact s’est révélé faible sur l’activité des grandes entreprises. D’autre part, la recherche permanente de compétitivité pousse les dirigeants des groupes à trouver de nouveaux leviers pour le management des resoources humaines. Depuis quatre à cinq ans, la compétitivité des entreprises est largement passée par une stratégie de réduction de coûts. Celle-ci atteint ses limites. Les grands groupes veulent, désormais travailler sur le développement, l’innovation, l’esprit d’entreprendre pour dynamiser leurs troupes. Comment faire naître un état d’esprit favorisant l’initiative et la réactivité dans des structures lourdes et peu pro-actives ? Notamment par le rapprochement avec des entreprises qui ont cette culture.
Beaucoup de dirigeants savent que leur entreprise fait régulièrement travailler les mêmes très grands prestataires. Il est possible d’identifier des entreprises plus réactives et compétitives. Mais, sur le terrain, les collaborateurs n’ont, pour l’instant, aucun intérêt à mettre cette idée en oeuvre, car ils prennent un risque. Or en matière de politique de développement durable, de nombreux patrons cherchent à mettre en avant des pratiques illustrant leur responsabilité économique.
Il s’agirait par exemple de consacrer 5% à 10% de leurs achats non stratégiques à des jeunes entreprises de moins de 5 ans.
En outre, par l’effet du partage des cultures, la démarche aurait un impact sur l’esprit d’entreprise du grand groupe. Faire travailler des petits prestataires, c’est s’ouvrir à l’innovation, mais aussi au changement et à la prise de risque.


Thomas Legrain, PDG Coach'Invest

Laisser un commentaire