Le 26 août 2007 à 12:37 / Enseignement, Entrepreneuriat

Comment former davantage d’entrepreneurs en France ? (9)

Proposition n°4 : mettre en place au sein des Chambres consulaires un dispositif de sensibilisation et de visant à accompagner de manière spécifique les étudiants et les jeunes diplômés intéressés par l’entrepreneuriat :

Parmi leurs activités, les Chambres consulaires ont un rôle primordial dans le développement des entreprises et des territoires, notamment à travers une mission d’accompagnement à la création et la reprise d’entreprises.

Les objectifs poursuivis par ce dispositif d’accompagnement sont les suivants :
- sensibiliser à la création et à la reprise d’entreprises ;
- accompagner le futur entrepreneur jusqu’à la création ou la reprise d’une entreprise,
- faciliter l’accès au conseil, à l’expertise et au financement ;
- contribuer à donner les meilleures chances de pérennité à la nouvelle entreprise afin qu’elle puisse être créatrice d’emplois et de richesses.

Les Chambres de Commerce et d’Industrie proposent notamment une palette de formations :
- des formations courtes de 1 à 5 jours. Elles ont été conçues pour acquérir les bases fondamentales de la création et de la reprise d’entreprises ;
- des formations longues de 6 à 20 jours qui permettent aux créateurs ou repreneurs d’acquérir ou de perfectionner leurs connaissances sur les étapes de la création ou de la reprise ainsi que les fondamentaux du métier de dirigeant. Une mise en application est généralement prévue afin de passer d’une logique de connaissance à une logique de compétences ;
- des formations longues supérieures à 20 jours. Il s’agit généralement de formations proposant un suivi individualisé dans la validation du projet de création ou dans la mise en œuvre du projet de reprise.

En s’inspirant des formations qu’elles dispensent déjà avec succès, les Chambres consulaires ont la capacité de mettre en place, en liaison avec les Maisons de l’, un dispositif de sensibilisation et de allégé visant à accompagner de manière spécifique les étudiants et les jeunes diplômés intéressés par l’. Elles devront prendre soin de bien distinguer deux profils :
- celui des jeunes peu ou pas diplômés qui n’ont généralement pas besoin qu’on les encourage pour entreprendre, mais qui sont à la recherche d’un accompagnement dans leur parcours et dans leurs démarches ;
- celui des étudiants diplômés de l’enseignement supérieur, à qui il convient de donner le goût d’entreprendre et, préalablement, qu’il faut rassurer face à la probabilité de l’échec, reflet de leur angoisse en termes de projection de carrière.

Au delà des formations à proprement parlé, dans les deux cas, les jeunes auraient besoin d’être coachés ou parrainés par des dirigeants de PME qui ont acquis une expérience en matière d’ et qui ont envie de la faire partager. Les chambres consulaires sont les acteurs les mieux placés pour organiser cette mise en relation entre les étudiants et les jeunes diplômés d’une part et les dirigeants de PME d’autre part.

Les chambres consulaires sont en contact avec les entrepreneurs au niveau territorial et ces derniers constituent une ressource très utile d’un point de vue pédagogique pour développer l’esprit d’entreprendre (coach de Mini-Entreprises, conférenciers, animateurs d’études de cas, pourvoyeurs de stage, …). Dès lors, les chambres pourraient se fixer comme objectif de mobiliser les entrepreneurs présents sur leur territoire afin de les faire participer aux différentes initiatives liées au développement de l’esprit d’entreprendre. Cette mobilisation coordonnée aurait le mérite de présenter aux entrepreneurs disponibles et motivés pour s’investir dans ce rôle éducatif, une vision globale et cohérente de l’ensemble des actions auxquels ils sont susceptibles de participer. Ceci éviterait une dispersion d’énergie et un manque de visibilité au niveau de toutes les initiatives pour lesquelles les entrepreneurs sont régulièrement sollicités. On peut légitimement penser que leur participation serait sensiblement plus forte et plus régulière.

Remarque : a minima, les chambres consulaires pourraient une fois par an aller à la rencontre des collégiens et des lycéens afin de leur expliquer leurs missions et les services qu’elles proposent.

Thomas Legrain, Président de TL Conseil
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