Dans les semaines qui ont suivi la création de mon entreprise, il m’est arrivé d’avoir le sentiment de courir le 100 mètres avec un boulet à la cheville.
Les charges liées à la création sont légion : apport initial en numéraire, frais de rédaction des statuts, coût des formalités, du cabinet comptable, des assurances ; mois de loyer à verser d’avance et surtout charges associées à l’embauche des premiers collaborateurs….
On commence à peine à créer des emplois que déjà les charges viennent freiner nos ardeurs.
« Subventions ! » m’a-t-on souvent brandi comme l’évidente manne du créateur d’entreprise. Franchement, débusquer les bons organismes, identifier les bons interlocuteurs, rédiger les dossiers, renseigner tous les formulaires … autant passer ce précieux temps à prospecter et signer ses premiers contrats.
Non, pourquoi ne pas plutôt exonérer de charges les jeunes entreprises sur leurs trois premiers collaborateurs salariés, ne serait-ce que pendant une durée de 6 mois, voire un an si elles recrutent des chômeurs ?
Dans le cas de Cashstore.fr, cela m’aurait permis d’embaucher d’emblée un second développeur et un responsable marketing acquisition, et d’aller plus vite sur un marché où le temps est souvent la seule vraie barrière à l’entrée.

Je rejoins l’avis de Catherine : l’entrepreneur n’est que rarement un chasseur de primes.
La vraie motivation est souvent de conclure des contrats avec de vrais clients et de confirmer par là même que l’idée de départ est viable.
Donc un système d’attribution plus simple à activer serait sans doute mieux utilisé et moins hypocrite.