- 17 déc 2006
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Devenir entrepreneur après avoir été patron de grand groupe

Après avoir effectué une grande partie de ma carrière dans le groupe Accor en tant que DG de Novotel et d’Ibis, j’ai voulu devenir entrepreneur en lançant un concept culturel multi entrées : l’Entrepôt.
Ce lieu unique peut être appréhendé à travers le cinéma, la poésie, la lecture, les arts plastiques ou encore la musique qui se côtoient dans un même endroit tout en se faisant écho.
La multitude d’informations que l’on reçoit aujourd’hui et notre approche trop rationnelle nous privent du sens des évènements. C’est pourquoi j’ai voulu développer le cerveau droit notamment à une heure de prime time !
L’Entrepôt est un lieu que je veux ouvert, authentique et multiple, pour qu’on y retrouve du sens dans notre société, que l’on y tisse des liens et que l’on y fasse des rencontres. Ancré dans l’histoire, le cinéma reste le cœur rythmique de cet ensemble auquel viennent s’ajouter un bar et un restaurant, moteurs économiques. Cela représente une gageure économique, car en France la culture n’est pas payante. Les collectivités subventionnent faiblement un lieu. C’est pourquoi mon défi entrepreneurial consiste à développer un système économique privé viable en faisant le moins de compromis possible. Pour pouvoir atteindre mon but, je lance aujourd’hui une deuxième phase de développement de l’Entrepôt qui passera par une opération de mécénat avec une grande entreprise.
Avec du recul, je pense qu’il faut être un peu inconscient pour entreprendre à 54 ans lorsqu’on a eu une carrière dans les grands groupes. Car au fond l’entrepreneur est assez seul face à la technostructure des organismes sociaux ou même des banques … Je ressens aujourd’hui un besoin de simplification surtout que toutes nos lois sont adaptées uniquement aux grandes entreprises.
J’ai remarqué qu’il y avait un fossé entre le discours « prenez des initiatives, soyez autonomes » et les faits, avec des systèmes de management très hiérarchisés et des donneurs d’ordre qui laissent peu d’autonomie. J’aimerais participer à la réflexion sur ces modes de management et contribuer à les faire évoluer.
J’ai envie malgré tout de dire aux jeunes créateurs d’entreprises que si l’on a une idée, qu’on y croit, quelles que soient les difficultés et la complexité des lois et des réglementations telles qu’elles en deviennent irritantes et fatigantes, il ne faut jamais oublier les objectifs que l’on s’est fixés … et surtout persévérer …









