- 16 avr 2010
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Christine Lagarde publie le rapport de Jean-François Lepetit sur le risque systémique

Vous trouverez ci-dessous des extraits de la synthèse du rapport de Jean-François Lepetit.
Le risque systémique est un risque de dégradation brutale de la stabilité financière, provoqué par une rupture dans le fonctionnement des services financiers et répercuté sur l’économie réelle.
Le risque systémique est le résultat d’une accumulation de risques qui ne sont pas correctement appréhendés par les dispositifs existants de gestion des risques, de régulation et de contrôle au sein du secteur financier.
La crise permet d’illustrer ce phénomène avec des exemples concrets.
- Des failles dans la régulation peuvent conduire à la mauvaise prise en compte de certains risques.
- Au-delà de ces failles réglementaires, certains risques ne peuvent pas être capturés par la régulation traditionnelle ou les politiques de gestion des risques.
La priorité est de supprimer les failles de régulation qui permettent le développement du risque systémique.
Au-delà des failles à combler dans la régulation, la communauté internationale doit se doter d’une supervision capable de surveiller l’accumulation des risques qui ne sont pas appréhendés par la supervision micro-prudentielle.
Pour prévenir le risque systémique, les superviseurs micro-prudentiels doivent également disposer d’outils leur permettant d’agir de façon ponctuelle et temporaire.
Le risque systémique n’est pas appréhendé par les dispositifs existants de gestion des risques, de régulation et de contrôle au sein du secteur financier. Certaines activités dégagent en conséquence des rendements et profits anormaux qui ont pour contrepartie un coût pour la société le jour où le risque systémique se réalise. Autrement dit, ces activités présentent des externalités négatives pour nos économies. Il est proposé de taxer ces activités afin de réduire les externalités.
Les Etats doivent disposer d’outils efficaces pour résoudre les difficultés d’une institution financière et enrayer la propagation du risque systémique. En particulier, les autorités de supervision doivent disposer de pouvoirs renforcés d’administration provisoire pour prendre les mesures nécessaires à la réorganisation d’un groupe en difficulté en dehors des procédures collectives et du droit commun des actionnaires.
Jean-François Lepetit présentera sont rapport aux membres du Networking & Business Club le 4 mai prochain, dans le cadre d’un petit-déjeuner organisé au Sénat.









