Depuis quelques années, on reparle beaucoup d’entrepreneuriat au sein des grands groupes ( ou corporate entrepreurship). Un tel engouement manifeste-t-il un simple effet de mode ? Cinq raisons laissent à penser qu’il n’en est rien.
Il existe déjà de nombreux livres, notamment en anglais, sur la dynamique entrepreneuriale dans les grandes organisations (corporate entrepreneurship, corporate venturing ou encore intrapreneurship). Mais la plupart du temps, l’accent est mis sur la dimension stratégique et organisationnelle du phénomène. Les questions abordées portent souvent sur la capacité entrepreneuriale des entreprises envisagées dans leurs différentes facettes (stratégie, culture, processus, valeurs…). Le problème à résoudre est alors de définir avec précision ces paramètres clé puis de les mettre en cohérence pour donner une posture entrepreneuriale à l’entreprise tout entière.
Alors que les pouvoirs politiques et les médias invoquent de manière récurrente les capacités d’innovation technologique du pays, y voyant le remède à tous les maux de l’économie française, il est intéressant de s’intéresser un tant soi peu aux raisons profondes qui font de la France, un pays en panne de créativité (cf. le nombre de brevets déposés chaque année en comparaison avec les Etats-Unis).
Daniel Kahneman et Amos Tversky, deux psychologues auteurs de l’ouvrage de référence The Psychology of Preferences nous fournissent une clef d’analyse intéressante à ce sujet.