Dans son discours de nouvel an aux “forces vives”, Jacques Chirac a reconnu que les créations d’entreprises manquaient de financement et annoncé la création d’un dispositif destiné à mobiliser 2 milliards en leur faveur. Et l’Elysée a complété en indiquant qu’il s’agissait de mettre en place un dispositif analogue au mécanisme des SBIC aux USA. C’est une bonne nouvelle.

Les statistiques annuelles de l’INSEE et de l’APCE nous rappellent régulièrement que de nombreux individus créent ou reprennent des entreprises par nécessité vitale, pour survivre, s’insérer ou se réinsérer dans un monde social dans lequel on est « jeune de plus en plus vieux et vieux de plus en plus jeune » . En effet, les jeunes qui poursuivent des études jusqu’à l’approche de la trentaine, les « Tanguy » d’Etienne Chatilliez, sont aujourd’hui monnaie courante. Dans le même temps, on a tendance à vieillir prématurément dans les entreprises et les institutions au point qu’il n’est pas rare de connaître des problèmes d’employabilité entre 40 et 45 ans.

Très flatté de la distinction qui m’a été accordée dans le cadre de la “remise des trophées du Nouvel Economiste“, je remercie tout d’abord les organisateurs de cette manifestation. Et tout particulièrement bravo au Nouvel Economiste qui souligne le rôle de l’environnement de l’entrepreneur dans le processus de création d’entreprises.
Je m’adresse ici d’abord aux entrepreneurs, et plus particulièrement à ceux qui n’ont pas encore réuni un tour de table, voire à ceux qui ne font qu’envisager le lancement d’une entreprise. Mon propos peut être résumé en deux propositions:
- Les investisseurs particuliers jouent un rôle décisif dans le démarrage d’entreprises à fort potentiel, qu’elles fassent ou non appel ensuite à l’industrie du capital risque.
- L’entrepreneur doit exploiter cette ressource de manière aussi attentive et professionnelle que possible.

Dans son discours du 5 janvier dernier, Jacques Chirac annonçait la volonté des pouvoirs publics de lever 2 milliards d’Euros afin de les investir dans les PME les plus dynamiques.
Cette décision est le fruit d’une réflexion menée, depuis deux ans déjà, au sein d’un groupe de travail réunissant la Direction Générale du Trésor et de la Politique Economique, OSEO, la Caisse des Dépôts et l’Association Française des Investisseurs en Capital (AFIC).