
Les Fonds d’Investissement de Proximité (FIP) sont-ils efficaces ?
On peut se poser la question de leur utilité par rapport à d’autres véhicules d’investissement tels que les FCPR ou les FCPI. N’a-t-on pas créé un véhicule “redondant” ? L’objectif n’était-il pas d’investir là où il n’y a pas d’argent, à savoir en amorçage, dans des TPE/PME “traditionnelles” ?
Si chacun peut avoir son opinion sur ce sujet …je suis pour ma part assez critique … je voudrais faire un point objectif sur les montants levés car c’est une question qui m’est régulièrement posée.

M. Christian Poncelet, Président du Sénat
en compagnie de Lison Chouraki

Après des années de combat pour promouvoir les gazelles, ces PME à fort potentiel de croissance qui représentent un énorme potentiel de création d’emplois, CroissancePlus se réjouit de voir une de ses propositions phares entendue par le gouvernement.
La création d’un véritable statut d’Entreprise de Croissance avec pour seul critère de sélection la croissance de 15% de sa masse salariale pendant deux années consécutives, répond aux souhaits réitérés de l’association.
Le 25 avril, le Conseil Supérieur de la Participation a approuvé la plupart des dispositions du projet de loi que le Gouvernement présentera à l’Assemblée le 10 mai prochain sur la participation et l’actionnariat salarié.
Un projet fourre-tout qui assemble une batterie de mesures aux objectifs disparates et qui ont évolué au gré des ministres et des Gouvernements depuis la réélection de Jacques Chirac en 2002. Convaincu par son « bon sens paysan » de la nécessité de la participation des salariés, Jean-Pierre Raffarin est parti d’une volonté de mettre en œuvre le programme du Général de Gaulle de réconcilier le capital et le travail. Puis s’est greffé le rapport du Conseil économique et social sur la transmission des entreprises et l’alternative que pouvait constituer la reprise par les salariés. Puis est venu Nicolas Sarkozy, qui, à l’époque ministre de l’économie, a voulu relancer la croissance et a autorisé le déblocage exceptionnel de la participation avec l’idée de généraliser ce déblocage. Son successeur Thierry Breton a quant à lui réagi en mars 2005 au scandale des résultats records des grands groupes et à leur distribution en dividendes et autres stock-options alors que la pression sur les salaires était par ailleurs maintenue : c’est ainsi qu’est née la prime d’intéressement exceptionnelle de 200 € aux salariés. Début 2006, c’est cette fois le risque d’OPA sur Danone qui a créé l’émoi et conduit Dominique de Villepin à défendre le patriotisme économique par le bouclier de l’actionnariat salarié. Résultat : le projet de loi du Gouvernement sur la participation et l’actionnariat salarié qui va être présenté aux parlementaires est un vaste catalogue de mesures, chacune destinée à tel ou tel objectif. Mais il passe à côté de l’essentiel : répondre à un projet politique et une ambition.
Les produits retraite par capitalisation sont souvent souscrits par les dirigeants à partir de 40 ans : comme ils sont en général versés à la retraite sous forme de rente ou de capital, c’est à un horizon de 20 ans au maximum que les dirigeants s’y intéressent. L’article 132.23 du Code des assurances, qui permet en son paragraphe 2.2 de débloquer par anticipation le capital versé « en cas de cessation d’activité non salariée de l’assuré, à la suite d’un Jugement de liquidation judiciaire » peut représenter pour ces dirigeants une opportunité très intéressante pour un nouveau départ. Ce déblocage par anticipation ne s’applique actuellement qu’aux entrepreneurs individuels et aux gérants majoritaires.