
J’ai consacré 4 mois à la mise à jour de la dernière édition de Stratégie pour la création d’entreprise. Pendant 120 jours, j’ai erré dans les cotisations sociales, navigué dans les droits de mutation, décrypté la taxation des apports et de tout un tas d’impôts directs et indirects qui prouvent l’ingéniosité de ceux qui réussissent à prélever plus de 50 % de notre produit national brut.
Il convient d’insister sur l’intérêt pour notre pays de voir naître de nouveaux entrepreneurs… Aussi penchons-nous sur les conditions propices à l’éclosion de vocations.
Voilà 20 ans que le Réseau Entreprendre accompagne des créateurs de futures PME, par un soutien financier et l’accompagnement de chefs d’entreprise plus expérimentés.
Pendant 20 ans, nous nous sommes tenus à la disposition des porteurs de projet, les accompagnant pendant les premières années de création et - dirais-je - nous nous en sommes contentés.

Lorsque nous avons décidé de créer l’Association des Etudiants Entrepreneurs de France, nous sommes parti d’un constat plus que flagrant : le manque de prise d’initiative de la part des jeunes, et des étudiants en particulier, et la difficulté pour se lancer à laquelle les plus courageux se heurtaient.
Comment pouvions nous intervenir afin de changer les mentalités des jeunes, pour qui 70% des 13-25 ans souhaitent devenir fonctionnaires (sondage IFOP), telle est l’interrogation qui nous hantait au moment de créer ce grand réseau.

Le nombre d’entreprises créées ou reprises a augmenté en 2005 conformément au plan prévu par les différentes mesures d’aides à la création et à la transmission issues notamment des lois Dutreil. Ainsi, 225.000 nouvelles entreprises ont vu le jour et créé des emplois, et l’on ne peut que s’en réjouir, d’autant que cette tendance se confirme en 2006.

Le plan “gazelles” établi par l’Administration et présenté par Renaud Dutreil, ministre des PME, comprend principalement:
a. La garantie par l’Etat de deux milliards d’euros de financement supplémentaire dans le non coté,
b. un différé de paiement de l’augmentation éventuelle d’IS,
c. et un différé de paiement des charges sociales pour les nouvelles embauches.
Ces mesures ne sont pas à l’échelle des besoins et ne font qu’augmenter les interventions de l’Administration :