
Lettre ouverte aux cadres dirigeants et professionnels
Cher confrère,
Aimerais-tu troquer les trentenaires qui n’attendent que ta chute, contre des trentenaires qui ont un besoin vital de ce que tu peux leur apporter?
Veux-tu remplacer la pression de la lutte pour le pouvoir par la sanction du marché?
Recherches-tu une activité de transition entre ta carrière et … la ‘retraite’?
Cher confrère, le métier d’ange financier est peut-être fait pour toi.

Vient de paraître chez LexisNexis® dans la gamme Litec, janvier 2007
Accompagner le chef d’entreprise en difficulté
De la prévention au rebond
Alain Fayolle, enseignant chercheur à l’EM Lyon, et Olivier Basso, enseignant chercheur à l’Institut Singleton, répondent à quelques questions sur l’entrepreneuriat.
Propos recueillis par Isabelle de Charon, étudiante à HEC Entrepreneurs.
Qu’est-ce qu’être entrepreneur ?
Alain Fayolle : C’est avoir les capacités à identifier et développer des opportunités
Olivier Basso : Et ce sans être bloqué par l’état des ressources disponibles, vu souvent comme une contrainte

Il est urgent de faire cesser la préférence française pour la grande entreprise. Aujourd’hui, l’innovation et la croissance ne sont plus l’apanage des grands groupes, bien au contraire c’est souvent dans un garage que se préparent les révolutions économiques de demain. La force d’un pays moderne c’est de préparer les futurs champions mondiaux de demain.
Un chiffre, un seul, fourni par le rapport Betbèze/Saint-Etienne de 2004 : entre 1993 et 2003, les PME françaises ont créé près d’un million d’emplois. Plus de 50% de ces emplois ont été créés par seulement 5% de ces PME, les fameuses gazelles, qui sont indiscutablement le moteur de la croissance et de l’emploi en France.
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D’emblée, Charles Beigbeder l’annonce : aujourd’hui, face à une compétitivité internationale accrue (Etats-Unis, Chine), il n’y a qu’une solution pour sauver le modèle français : miser sur l’innovation à travers une coopération entre deux mondes, celui des PME et celui des chercheurs.
Pour cela, il faut éviter de reproduire les erreurs du passé, c’est-à-dire ne plus considérer la Recherche et Développement seulement comme recherche technologique, et ne plus confiner l’innovation aux pôles de Recherche et Développement des 15 plus grands groupes français, mais impliquer les PME.
Il s’agit donc selon lui de démocratiser l’innovation.