Mesure n°18 : Mobiliser les parents et les associations de parents d’élèves sur l’importance de l’enseignement de l’esprit d’entreprendre.
Il serait vain de vouloir développer l’esprit d’entreprendre à l’école si de retour à la maison, les jeunes n’ont pas de message positif sur l’entreprise et l’entrepreneuriat. Or, l’expérience montre que dans certains cas, le frein au développement d’initiatives pédagogiques originales se situe au niveau du cercle familial.
Il est donc essentiel d’organiser une communication structurée et systématique de toutes les démarches qui sont entreprises au niveau scolaire et extra-scolaire afin de sensibiliser les parents :
Proposition n°17: Faciliter l’accès aux jobs d’été pour les jeunes à partir de 16 ans.
Enfin il semblerait avantageux de permettre aux jeunes âgés de 16 ans et plus, en cursus scolaire et décidés à poursuivre leurs études de pouvoir, s’ils le souhaitent, exercer des jobs d’été, rémunérés au minimum à hauteur de 30% du SMIC. La rémunération est capitale pour éviter que les jeunes développent une méfiance à l’égard de l’entreprise. Les formalités administratives devront être réduites au minimum, avec la signature d’un document présentant les mêmes avantages pour l’employeur que les conventions de stages. Les jobs d’été permettraient aux jeunes non seulement de gagner un peu d’argent (en vue de financer leurs études pour certains) mais également de découvrir l’entreprise et de mieux l’apprécier. L’expérience professionnelle précoce réduit les échecs, aide à préciser le futur projet, crée des contacts utiles et rend plus réaliste.
Proposition n°16 : Développer les stages en entreprises dans le cadre du lycée :
Les stages scolaires opérés en classe de 3ème permettent aux jeunes de découvrir l’entreprise. Cependant, après la 3ème, mis à part les filières BTS et DUT qui prévoient des stages, il faut attendre le niveau licence pour pouvoir renouveler l’opération. Il serait souhaitable qu’au moins deux stages obligatoires d’une durée minimum de 4 semaines puissent être mis en place au lycée. La réalisation de ces deux stages serait un préalable obligatoire pour l’obtention du baccalauréat. L’objectif serait d’encourager les stages dans les start-up et les jeunes sociétés en croissance. Ces sociétés devraient être incitées à accueillir les élèves en stage par des avantages fiscaux et / ou sociaux.
Le développement des stages et plus généralement de toute forme de collaboration entre les établissements d’enseignement secondaire et les entreprises passe par une évolution des mentalités et des procédures mises en place par l’éducation nationale.
En ce qui concerne par exemple les stages de découverte en entreprises qui se déroulent en classe de 3ème, on trouve très souvent inscrit dans la convention de stage des phrases du type « en aucun cas le stage et le travail effectué ne peut profiter à l’entreprise qui accueille l’élève ». Or pour que les partenariats mis en place avec les entreprises soient pérennes et se développent, le corps enseignant doit impérativement accepter l’idée que la relation entre l’élève et l’entreprise soit gagnant / gagnant.
Proposition°15 : Faire parrainer les classes de terminale par une entreprise :
Toutes les classes de terminales seraient parrainées par une entreprise volontaire, PME d’une certaine taille ou grand groupe. L’entreprise s’engagerait à accueillir tous les élèves durant une journée dans le cadre d’une visite de l’ensemble de ses services. Elle ferait travailler les élèves sur des cas concrets qui la concerne directement : plan de développement à 3 ans, lancement d’un nouveau produit, … Elle offrirait enfin aux élèves de la classe un certain nombre de stages d’été à l’étranger afin de les aider dans le développement de la pratique des langues et de favoriser leur ouverture à l’international.