Jean-François Bernardin, président de l’ACFCI (Assemblée des Chambres Françaises de Commerce et d’industrie), lors d’un récent petit déjeuner du Cercle Coach’Invest faisait part de son inquiétude sur la mauvaise santé de la France, son déclin dans tous les classements internationaux et sur les causes qui, selon lui, expliqueraient ce déclin : manque de culture du travail en France, de l’envie d’entreprendre, de prendre des risques, et recherche obsessionnelle de la sécurité maximum, quitte à se scléroser et à vivre en repli.
« Monsieur Bernardin, si vous étiez Président de la République, quelles mesures prendriez-vous pour stimuler la création d’entreprises ? »
Selon l’intéressé, tout le monde connaît par cœur les mesures à prendre. La vraie question est de savoir pourquoi personne ne les prend …
En réalité, c’est parce que les élus ne cherchent pas à aller dans un autre sens que celui qui leur permettra d’être élu à nouveau. C’est aussi simple que cela !

Le 3 octobre dernier, Jean-Pierre Raffarin, Sénateur de la Vienne et ancien Premier ministre a été l’invité du Cercle des petits-déjeuners de Coach’Invest (www.-cercle.com ).
Lorsqu’il était Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin a été marqué par le fossé et les rapports très tendus qui existent entre les entreprises et les pouvoirs publics. Une relation qui selon lui n’a cessé de se détériorer durant les 15 dernières années.

A l’heure de l’actionnaire roi, beaucoup d’entreprises ont tendance à sur-communiquer à travers leurs chiffres et l’attention publique se focalise sur le profit. Terme qui, en Français, est immanquablement rapproché du mot profiteur… L’effet est dévastateur dans l’imaginaire collectif.
Alors qu’il vaudrait mieux parler de bénéfice (littéralement « bienfait », « faire du bien »), surtout si celui-ci est équitablement partagé…
Mais surtout communiquer davantage sur les performances humaines de l’entreprise, sur ses réalisations et ses initiatives, plutôt que sur les seuls aspects comptables et financiers.

Il est malheureux de constater que toute dérive ou cas isolés constatés dans les pratiques « managériales » de certaines entreprises, se traduise immédiatement en France, par la production d’une nouvelle législation.
Mais puisque les pouvoirs publiques se sont emparés, sous la houlette de Monsieur Balladur d’un amendement au projet de loi sur la participation qui reprend la proposition de loi déposée en juin dernier par l’ancien premier ministre, CroissancePlus tient à se prononcer - une fois encore - sur ce sujet au cœur de ses préoccupations et de son engagement.