
Il faut parfois se méfier des formules.
Est-ce bien raisonnable de laisser penser que les options sont des rémunérations garanties, une sorte de loterie dont tous les numéros seraient gagnants ? La réalité est moins simple : nombreux sont les plans d’options accordés en 2000 ou 2001 qui sont encore à un prix supérieur au cours de bourse. Les options ne sont qu’une opportunité. Au contraire, les attributions gratuites d’actions introduites dans la législation française par Edouard Balladur permettent d’atteindre tous les objectifs : une rémunération, une association aux profits futurs et la création d’un actionnariat salarié stable.
Deutsche Telekom : 24,6 milliards d’Euros en 2002.
Vivendi Universal : 23,3 milliards d’Euros en 2002.
Vodafone : 22,4 milliards d’Euros en 2002.
France Télécom : 20,7 milliards d’Euros en 2002.
Parmalat : 15,2 milliards d’Euros en 2003.
Ca laissera rêveur tous les entrepreneurs qui sont contraints de mettre la clé sous la porte dès lors qu’ils ont des dettes de quelques milliers ou dizaines de milliers d’Euros et qu’ils ne trouvent pas de financement …
Périodiquement, le serpent de mer des “assiettes alternatives” pour la taxation des entreprises refait surface. Gageons qu’il constituera un thème important de la prochaine campagne électorale. De quoi s’agit-il ? Tout simplement de trouver l’impôt “intelligent” qui permettrait de prélever autant sur les entreprises avec moins d’effets néfastes sur l’économie. On comprend dès lors le vif intérêt que porte la classe politique à la quête de ce Graal qui éviterait d’avoir à faire des efforts de maîtrise de la dépense.
Le rapport du coût du travail entre la France et la Chine est de 1 à 40. C’est un vrai problème ! Alors même que nos dirigeants politiques ont tendance à nous focaliser sur des problèmes de second ordre … mais qui sont des problèmes perceptibles par les électeurs dans leur quotidien immédiat !
On a osé penser que les pays les plus développés se chargeraient du travail très qualifié alors que les pays moins développés réaliseraient le travail moins qualifié … cette organisation du travail est balayée !!! Les asiatiques ont certes des coûts de productions très bas, mais ne nous y trompons pas, ils ont également les qualifications qui leur permettre d’être sur les travaux les plus qualifiés !
Dès lors est ce que la forme de libre échangisme dans laquelle nous vivons actuellement est pérenne à long terme ? La France ne va-t-elle pas devoir définir un jour ou l’autre la zone dans laquelle les acteurs se protègeront vis à vis des pays tiers ? Un retour à une nouvelle forme de protectionnisme ? la concurrence sera telle qu’il est difficile d’imaginer la poursuite du libre échangisme tel qu’il existe aujourd’hui …

Notre économie est riche d’entrepreneurs : entre 18.000 et 19.000 entreprises se créent chaque mois en moyenne depuis 2004.
Nos entreprises doivent grandir : 90% ont moins de 10 salariés.
Les entreprises françaises sont structurellement sous-capitalisés, ce qui entrave leur croissance.
Nos entreprises n’investissent pas de manière suffisamment dynamique en recherche et en innovation.