- 3 jan 2012
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Sachons tirer parti des leçons de l’histoire

L’attitude des blocs occidentaux face aux problématiques budgétaires et monétaires n’est pas sans rappeler deux événements historiques dont il faut espérer que les conséquences de l’époque ne soient pas similaires à celles que l’on serait en droit de craindre aujourd’hui.
A la veille de la première guerre mondiale les pays européens exerçaient une hégémonie certaine sur la scène internationale. Leur affrontement laminera progressivement cette dernière.
Nous sommes en droit de douter que l’attitude des Etats-Unis et de la Grande Bretagne ne soit pas dommageable à l’ensemble des deux blocs, dollar sterling d’un côté, euro de l’autre. La protection que l’on retire provisoirement de la mise en exergue des faiblesses des partenaires les plus proches par la culture, l’histoire et les échanges ne peut être que provisoire. La construction de l’euro est sans doute l’aboutissement d’une des plus remarquables aventures de l’après guerre. S’acharner sournoisement contre cette réussite ne résoudra rien, même si certains ont pu pécher par excès de rapidité en souhaitant élargir trop rapidement la zone euro.
En 1956 la France et la Grande Bretagne se sont vu écarter de leur aire d’influence. La négociation à deux est chose plus aisée qu’à trois ou quatre. Au vue de certaines déclarations faut il déduire que les EU préféreraient être seuls face à l’un de leur principal créancier. Une fois encore l’émergence de l’euro est à long terme préférable au sur dimensionnement du rôle d’une seule devise qui de toute façon ne serait sans doute plus le dollar.
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