
Il y déjà longtemps que notre pays court, sinon avec succès, du moins avec une incontestable conviction, après une progression significative de la population des petites et moyennes entreprises.
Pourquoi ces efforts répétés, voire crispés ne débouchent-ils pas sur un résultat satisfaisant. D’où vient cette relative stérilité ?
Peut-être un sociologue à la fois pétri d’humanisme et de culture économique pourrait trouver là, motif à une série d’interrogations, de recherches et de comparaisons, lui valant un succès d’estime du genre « Prix Nobel des PME ».
Sans prétendre nous substituer à cet éminent penseur au profil d’ailleurs purement virtuel, nous osons avancer que les 28 propositions qui sont offertes par l’Académie à la réflexion de ses membres et, plus généralement au grand public, apportent un début de réponse à cette lancinante question.
Que le lecteur se rassure : il n’entre pas dans nos intentions d’en faire l’exégèse qui conduirait à un quelconque Eldorado. Plus simplement, nous nous contenterons de saluer comme il convient quelques idées, concepts, pratiques qui nous paraissent éviter les idées reçues, les propos convenus.
Avant tout, il se dégage de ces propositions, quelques « impulsions » qui donnent à l’ensemble une tonalité novatrice et rafraîchissante. Parce qu’il faut trancher, nous vous en proposons quatre :
Autour de ces grandes orientations qui, mises en œuvre simultanément ouvriraient la voie à la volonté d’entreprendre et favoriseraient l’esprit d’actions fécondes, le rapport fourmille de projets dont certains vous sont familiers comme l’urgence de la formation et l’intégration anticipée des jeunes au sein de l’entreprise. D’autres paraîtront plus novateurs comme la promotion de « l’entrepreneuriat académique ». De même s’agissant du financement de la création d’entreprises, l’incitation répétée à l’investissement direct, la promotion du crédit-bail comme mode de financement de transfert de technologies des grands groupes vers les jeunes entreprises, la création d’un véhicule d’investissement européen font figure d’apports inédits. Enfin, le développement et la pérennité des PME ont suggéré aux auteurs du rapport, des mesures telles que la création d’un fonds de garantie - risque jeune entreprise - ou le recours accru au mandat ad hoc avec un accompagnement adapté.
Au total, cet ensemble dynamique s’inscrit dans un écosystème « revivifiant » adossé à des mesures simples, accessibles et réalistes.
Reste maintenant à faire en sorte que tous les acteurs concernés : candidats à l’entrepreneuriat, grandes entreprises, établissements financiers, consultants de toutes origines, … conjuguent leurs talents, leurs moyens et leurs efforts pour que notre pays retrouve sa place parmi les « leaders ».